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L'affaiblissement continue du champ magnétique terrestre pourrait conduire à l'inversion des pôles

La force du champ magnétique terrestre a diminué de 10% au cours des 150 dernières années, conduisant ainsi certains spécialistes à évoquer la possibilité qu'il puisse un jour s'effondrer et ensuite s'inverser, inversant du même coup les pôles de la planète pour la première fois depuis plus de 700.000 ans, ont expliqué des scientifiques. Au rythme actuel de son affaiblissement, le champ magnétique de la Terre pourrait disparaître totalement d'ici 1.500 à 2.000 ans, selon Jeremy Bloxham, de l'université d'Harvard. Plusieurs siècles pourraient alors s'écouler avant le retour d'un champ inversé, semblable à celui en place il y a 780.000 ans. Mais, selon les scientifiques rassemblés jeudi pour une réunion de l'Union de géophysique américaine, ce scénario est plutôt improbable. "Il y a de fortes chances que cela n'arrive pas", a expliqué Jeremy Bloxham. "Les inversions sont rares". Plus probablement, la diminution de la force du champ magnétique, mesurée depuis 1845, pourrait n'être qu'une phase de plusieurs centaines d'années, selon John Tarduno, de l'université de Rochester. Cette phase pourrait néanmoins avoir de sérieux effets, notamment sur les régions ou l'affaiblissement du champ magnétique est le plus prononcé. Dans le sud de l'océan Atlantique, ce dernier a déjà réduit l'effet de bouclier protégeant la Terre des radiations naturelles qui la bombardent depuis l'espace, selon les scientifiques. En conséquence, les satellites en orbite basse sont vulnérables face à ces radiations lorsqu'ils passent au-dessus de cette région, connue sous le nom d'anomalie sud-atlantique. Parmi les satellites ayant rencontré ces difficultés figurent un satellite danois dont la mission était, cela ne s'invente pas, de mesurer le champ magnétique terrestre, selon Jeremy Bloxham. Allié à un large influx de radiation sous la forme de protons terrestres, l'affaiblissement pourrait également affecter la composition chimique de l'atmosphère, provoquant des carences temporaires mais significatives d'ozone, selon Charles Jackman, de la NASA.

AP : http://fr.news.yahoo.com/031212/5/3jqwu.html

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