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De l'ADN pour suivre le pétrole à la trace

Pour la première fois, du pétrole marqué à l'ADN voyage cette semaine quelque part en mer du Nord, une nouvelle technique qui permettra non seulement de savoir si le brut délivré à l'arrivée n'a pas été contrefait, mais en cas de marée noire, la moindre flaque révèlera son origine. Cette nouvelle méthode d'identification, développée par le groupe britannique Cypher Science, peut tout aussi bien marquer du pétrole que des flacons de parfums, des objets de musée, des billets de banque ou des organismes vivants, explique Paul Roquette, directeur du développement de la filiale française. "Notre technique est infalsifiable et inviolable. Si chaque cargaison de pétrole était marquée, nous saurions d'où proviennent les nappes et nous connaîtrions les auteurs des dégazages en mer, avec un coût de seulement un ou deux francs par tonne". Le marquage consiste à déposer dans un produit des quantités infimes d'ADN de synthèse. Chaque molécule d'ADN de synthèse est fabriquée à partir d'une combinaison des quatre protéines de base de l'ADN, un peu comme un code chiffré: le nombre de possibilités est infini. Les molécules sont fixées à des microsphères de quelques microns de diamètre: il faut injecter environ 100.000 microsphères par millilitre de produit, ce qui prend en fait peu de place. Ainsi, pour marquer toute une cargaison de pétrole, quelques litres de solution diluée suffisent. Outre ce premier contrat à peine conclu avec un groupe pétrolier, Cypher Science applique sa technologie aux produits de luxe, en particulier les parfums. Grâce au nombre infini de molécules-code possibles, certains grands groupes font marquer individuellement chaque flacon de parfum -- les microsphères sont injectées dans l'encre du carton d'emballage. "Chaque semaine, des contrefaçons ou des cas de revente illégale sont découverts grâce à nous", a expliqué M. Roquette.

Biotech Actu : http://www.usinenouvelle.com/

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