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Les joueurs compulsifs souffrent d'un excès d'optimisme
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Selon une étude réalisée par des chercheurs du centre des neurosciences cognitives de Lyon, Les joueurs compulsifs pathologiques se caractériseraient par un optimisme excessif qui fausserait leur évaluation rationnelle des probabilités et les inciterait à prendre des décisions exagérément risquées. Ce comportement expliquerait la vulnérabilité de certains individus face aux jeux d'argent et pourrait permettre d'explorer de nouvelles voies thérapeutiques.
Chez les joueurs pathologiques, il est difficile de faire la part de ce qui relève d'un manque de contrôle des pulsions ou d'une addiction comparable à celle des fumeurs ou des sujets alcooliques.
Il reste que cette pathologie psychiatrique semble de plus en plus fréquente et peut entraîner des conséquences économiques, professionnelles et humaines dramatiques pour les personnes concernées. Mais les facteurs qui provoquent ce type de comportement restent mal connus, ce qui rend d'autant plus difficile l'établissement d'un diagnostic précis et la prise en charge thérapeutique adaptée à ce type de pathologie.
Ces travaux se sont fondés sur l'hypothèse que les joueurs pathologiques ne sont plus capables d'effectuer une évaluation rationnelle des probabilités de pertes et de gains.
En utilisant un modèle mathématique permettant de mesurer à la fois l'écart de distorsion des probabilités et le différentiel d'optimisme par rapport aux prises de risques, des chercheurs ont montré que ces joueurs pathologiques avaient une représentation subjective altérée des probabilités liées au jeu. L'étude montre par ailleurs que cette attirance incontrôlable pour le jeu n’est pas liée à cette altération dans l'évaluation des probabilités mais résulterait d'une attitude excessivement optimiste.
Selon ces recherches, il semblerait que les joueurs, même quand ils parviennent à prendre conscience du caractère risqué de leur choix, se persuadent que leurs chances de gain est supérieure à l'analyse rationnelle qu'ils peuvent en faire.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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- Publié dans : Médecine
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