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Internet à haut débit: les industriels restent optimistes

Les industriels du câble et des télécommunications restent optimistes pour l'avenir de l'internet à haut débit, en dépit des difficultés des technologies d'accès (ADSL, câble, boucle locale radio), à toucher un marché de masse. "Malgré la crise que nous connaissons, la croissance ne se ralentit pas vraiment. L'internet rapide et l'internet ont crû de 15 % en octobre", a souligné à Montpellier (France) Serge Tchuruk, Pdg d'Alcatel. "C'est pour nous une conviction que ce marché va décoller à partir des nouvelles technologies", a affirmé le patron de l'équipementier français de télécommunications devant un parterre de professionnels réunis aux Journées internationales de l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe (IDATE). "Je suis très optimiste pour l'avenir du haut débit", a renchéri le Pdg du suédois Ericsson, Kurt Hellstroem. Aucune voie d'accès à l'internet haut débit n'a creusé jusqu'ici de vrai sillon en Europe. Pour autant, 47 millions d'Européens devraient être connectés à l'internet rapide via l'ADSL en 2006, dix fois plus que fin 2001, d'après l'IDATE. En 2005, 28% d'autres (contre 1% aujourd'hui) devraient l'être via le câble, prédit David Colley, de Callahan Associates, 4ème câblo-opérateur mondial. Le retard de pénétration (4% cette année) du haut débit en Europe tient aux fortunes diverses de ses modes d'accès. Le câble a envahi les Pays-Bas (93,5 % des foyers), la Suisse (90,4%) ou la Belgique (85,8 %), un peu l'Allemagne (61,4 %), mais il reste faible en France (13,1 %) et au Royaume-Uni (14,2 %) et confidentiel en Espagne (0,7 %). L'ADSL souffre des retards d'ouverture à la concurrence des réseaux téléphoniques locaux des opérateurs historiques européens. Il ne couvre aujourd'hui que 1 % des lignes dans l'Union européenne, selon l'ECTA (European Competitive Telecommunications Association). "L'accès ADSL est vital pour la promotion des services payants (vidéo à la demande, musique, etc) sur internet. C'est un pas indispensable si on veut conserver une clientèle qui demande tout, de la téléphonie à l'accès internet", souligne Jan Geldmacher, de Deutsche Telekom. Au-delà de l'ADSL, dont Alcatel est le numéro un mondial avec 50% de parts de marché, Serge Tchuruk croit aussi au développement du haut débit par la télévision, un secteur dans lequel son groupe collabore avec Thomson Multimédia via leur filiale commune Nextream. "Il y a beaucoup de PC mais on est loin des 100 % (de taux d'équipement). La télévision, elle, existe partout", souligne-t-il.

IDATE : http://www.idate.fr/

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