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Identification d'une nouvelle cible contre le cancer ?

Une équipe de chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS vient de mettre en évidence une protéine capable de contrôler spécifiquement l'activité d'une enzyme dont le dysfonctionnement est associé au développement de nombreux cancers. Ce travail révèle une cible thérapeutique potentielle pour le traitement de ces tumeurs. PLK1 est une enzyme présente à toutes les étapes de la mitose, ce processus clé de la vie des cellules qui permet à une cellule mère de se diviser en deux cellules filles.

L'expression de la protéine PLK1 est augmentée dans de nombreux cas de cancers (du sein, colorectal, de l'estomac et de l'œsophage, du pancréas, de la peau, de l'utérus, du larynx, certains cancers du poumon...). Afin de réguler cette surproduction de PLK1, la communauté scientifique cherche depuis de nombreuses années à identifier des inhibiteurs spécifiques pouvant être utilisés à des fins thérapeutiques. Ces recherches se sont cependant révélées décevantes. Les molécules proposées ont toutes des effets secondaires importants, dus à leur manque de spécificité.

Une équipe dirigée par Robert Weil, de l'unité de Signalisation moléculaire et activation cellulaire (Institut Pasteur et CNRS) a mis en évidence la capacité d'une protéine, appelée Optineurine, à inactiver spécifiquement PLK1. L'étude in cellulo montre en effet qu'en l'absence d'Optineurine, l'activité de PLK1 n'est plus contrôlée. Il en résulte des anomalies cellulaires importantes : défauts de séparation des chromosomes, cellules à plusieurs noyaux, etc. Cette publication décrit également comment ce contrôle s'exerce par une régulation réciproque de leurs deux activités.

Plus connue jusqu'à présent pour son rôle antibactérien et antiviral, Optineurine, identifiée comme régulateur spécifique de PLK1 ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le cas de tumeurs associées à une surexpression de PLK1 : cibler Optineurine devrait permettre d'entraver la prolifération cellulaire non contrôlée qui caractérise les cancers.

CNRS

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