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Le greffage antibactérien : une première nationale à l'ITECH

Après six ans de recherche, un traitement antibactérien permanent des fibres textiles et des matériaux, vient d'être élaboré par Gilbert Boulon, du laboratoire de microbiologie industrielle de l'ITECH Lyon et par Marc Lemaire, du laboratoire,,. catalyse et synthèse de l'Université Claude-Bernard Lyon 1, Un investissement de l'ordre de trois millions de francs, dont un million financé par l'ANVAR, a permis aux deux chercheur s de réaliser cette " première " nationale. Avec le concours de la société Atlas, filiale des écoles d'ingénieurs de Lyon, Gilbert Boulon et Marc Lemaire ne sauraient mieux anticiper les attentes des industriels en quête de tissus intelligents. Le procédé permet de tuer les bactéries par simple contact du textile avec la peau, qu'il s'agisse de coton, de lin, de chanvre, de polyester ou de polyamide, un bout de tissu de deux centimètres carrés tue 500 000 bactéries. Les draps et housses du secteur hospitalier sont les premiers concernés par le greffage antibactérien permanent. Mais limiter la prolifération des bactéries, c'est aussi supprimer les odeurs de transpiration, ce qui explique l'intérêt des fabricants de chaussettes et de vêtements de sport pour ce procédé Il peut d'ailleurs donner lieu à bien d'autres applications, telle la stabilisation du bois des meubles ou des parquets biodégradés. " Suivant la concentration du traitement antibactérien qui ne. présente aucun danger pour la, peau, on tuera ou diminuera sensiblement la population microbienne " précisent Gilbert Boulon et Marc Lemaire qui ajoutent " La molécule de base se prépare chimiquement, mais 1'un des avantages de ce procédé est son faible coût, lié à sa facilité d'application à froid, en cinq minutes, par n'importe quel ennoblisseur, à l'aide de matériels, textiles classiques ". Jusqu'ici, on procédait par imprégnation des textiles en utilisant un produit micro-encapsulié dont effets antibactérien, beaucoup plus limités dans le temps: ils ne résistent pas à plus de trois lavages. Avec ce nouveau procédé de greffage chimique de principes actifs sur la fibre on aboutit au contraire à un effet permanent et les tissus testés ont révélé une activité antibactérienne pérenne au-delà de cinquante lavages.

Progrés : http://www.leprogres.fr/

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