RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

Vivant

Glioblastome : vers un vaccin thérapeutique sur mesure

Les chercheurs du consortium européen GAPVAC (pour Glioma Actively Personalized Vaccine Consortium - ou Consortium pour un vaccin hautement personnalisé contre le gliome, ont mis au point un vaccin sur mesure, spécifique à un patient donné, dans le traitement du glioblastome, un grave cancer du cerveau. Quinze patients ont reçu avec succès ce traitement dans le cadre d'une étude de phase I.

Pour lutter contre ce cancer agressif, le défi consistait à développer un vaccin qui soit à la fois spécifique de la tumeur et du système immunitaire du patient. Pour atteindre cet objectif, les chercheurs ont procédé en deux étapes, avec deux vaccins différents. Pour le premier vaccin, APVAC1, l'analyse génomique et peptidique des tumeurs de chacun des 15 patients a été effectuée. "Nous avons comparé ces analyses à d'autres tumeurs ainsi qu'à des cerveaux sains pour mettre en évidence les peptides hyperexprimés dans une tumeur donnée", explique le chercheur. "Une dizaine de peptides non mutés et fortement exprimés ont été identifiés par patient". Ces peptides ont ensuite été testés in vitro en présence de lymphocytes des patients pour évaluer leur capacité à déclencher une réponse immunitaire. Le vaccin APVAC1 ainsi personnalisé contient au final 5 à 10 peptides.

Pour le deuxième vaccin, APVAC 2, l'intégralité du génome de la tumeur est comparée au génome sain, afin d'identifier des peptides mutés dits néopeptides. "Sur 100 mutations, une seule va s'exprimer à la surface des cellules cancéreuses : l'idée était d'identifier le néopeptide qui va s'y exprimer et qui sera spécifique d'un patient", précise Pierre-Yves Dietrich, qui ajoute, "La composition des vaccins varie ainsi de manière importante d'un patient à l'autre, ce qui reflète l'hétérogénéité tumorale".

En plus d'avoir montré leur innocuité, ces vaccins personnalisés ont été capables d'induire une réponse immunitaire de bonne qualité, avec une survie médiane de 31 mois. "Nous sommes parvenus à démontrer la faisabilité de la mise au point d'un vaccin personnalisé avec une technique sophistiquée dans un cadre clinique, donc un temps restreint, et multicentrique", salue Pierre-Yves Dietrich. "Conceptuellement, notre étude montre la possibilité d'aller vers des immunothérapies de précision de plus en plus individualisées", conclut le chercheur.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

UNIGE

Nature

Noter cet article :

 

Vous serez certainement intéressé par ces articles :

Recommander cet article :

back-to-top