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La France officiellement candidate pour accueillir le réacteur de fusion

Le serpent de mer Iter, le réacteur expérimental thermonucléaire international, machine d'expérimentation de l'énergie du futur, vient de resurgir des tréfonds où il s'était abîmé depuis quelques années. La France, l'Espagne et le Japon ont présenté officiellement, le 6 juin à Cadarache (Bouches-du-Rhône), leur candidature pour l'accueil de ce prototype dont on parle depuis plus de vingt ans. « Nous venons de franchir une étape importante. Le projet entre dans le concret puisque l'Union européenne et le Japon ont reçu mandat de leur gouvernement pour négocier le site et les contributions financières », commente Robert Aymar, directeur de l'équipe internationale d'Iter. Le Canada s'était porté candidat il y a un an. L'ambition est de « mettre le soleil en bouteille » (1). Il s'agit de maîtriser la fusion nucléaire pour produire l'énergie propre et quasi inépuisable des étoiles à partir d'hydrogène. L'idée hante les esprits des scientifiques depuis déjà plus de quarante ans. L'ampleur du projet a poussé la communauté scientifique internationale à s'allier en 1985 pour construire la machine expérimentale devant prouver que le rêve peut devenir réalité. Mais le coût de la machine (50 milliards de francs à l'époque) a sérieusement douché les enthousiasmes et les États-Unis sont sortis du projet. Aujourd'hui, les partenaires d'Iter sont le Canada, la Russie, l'Europe et le Japon. Mais, selon Robert Aymar, George Bush serait disposé à réintégrer Iter. Les objectifs ont été revus à la baisse (produire 500 mégawatts pendant 500 secondes) pour diminuer le coût à 4,6 milliards d'euros (s'il était construit en France). Parmi les candidatures, celle du centre de recherche du CEA (Commissariat à l'énergie atomique) à Cadarache bénéficie d'un avantage important, celui d'un environnement scientifique unique par rapport aux sites concurrents, Montréal, Vandellos en Espagne et Rokkasho-Mura au Japon. Trois cents spécialistes de la fusion travaillent déjà à Cadarache, notamment sur le tokamak Tore Supra, l'équipement complémentaire du Jet britannique, et qui après le changement de son bouclier thermique va permettre de poursuivre les expériences pendant deux à trois ans, le temps de lancer Iter. Le choix du site pourrait intervenir avant la fin de l'année et le traité pourrait être signé dans les quatre à six mois suivants, estime Robert Aymar. La construction pourrait alors s'étaler entre 2005 et 2015. Après une campagne d'expérimentation de dix ans, c'est aux alentours de 2025 qu'on pourra dire si la fusion peut constituer l'une des options énergétiques du futur.

Figaro :

http://www.lefigaro.fr/sciences/20020608.FIG0212.html

http://ITER :

http://www.iter.org/

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