RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

Fibre optique : la France peut-elle rattraper son retard ?

Le rapport de l'Idate sur l'avancée des réseaux de fibre optique dans le monde pour l'année 2009 ne donne guère l'occasion de se réjouir. L'Institut dénombrait 40 millions d'abonnés FTTH ou FTTB dans le monde à la fin de l'année 2009, soit une progression de 15 % en un an.

L'Europe (Russie comprise) comptait 3,5 millions de foyers disposant d'une connexion Internet en fibre optique, avec un marché particulièrement dynamique en Russie, en Lituanie et en Slovaquie, ce qui fait dire à l'Idate que l'Europe de l'Est comptabilisera plus d'abonnés à la fibre optique en 2012 que l'Amérique du Nord.

Néanmoins, ces chiffres restent très timides par rapport à ceux de l'Asie où le marché de la fibre a d'ores et déjà atteint son point de saturation dans certains pays (94 % de taux de pénétration au Japon, 96 % à Hong Kong). Les opérateurs se livrent donc désormais à une guerre commerciale pour séduire les abonnés. HKBN propose ainsi l'offre la plus compétitive au monde avec un accès jusqu'à 100 Mb/s pour seulement 16 ?/mois à Hong Kong.

En ce qui concerne la France, elle se place au quatorzième rang des nations européennes avec un taux de pénétration de la fibre optique de seulement 1,46 %. Ce résultat fait plutôt pâle figure comparé au taux de pénétration de la Lituanie (20,96 %), de la Suède (12,93 %), de la Norvège (12,03 %) ou de la Slovénie (11,19 %).

C'est cependant toujours mieux que le Royaume-Uni ou que l'Espagne qui ne figurent même pas dans le classement de l'Idate. La France est en outre donnée en exemple par l'Idate comme étant l'un des rares pays au monde à avoir mis en place un programme très haut débit ayant pour objectif de couvrir 100 % de la population en 2025.

Il n'est pas certain cependant que le pays soit à même de relever le défi du FTTH qui se dresse devant lui. En effet, malgré les efforts de l'ARCEP pour mettre au point un cadre réglementaire favorable à la fibre, des obstacles peuvent encore surgir.

Ainsi, Hervé Maurey, sénateur centriste de l'Eure, vient de remettre au Premier ministre un rapport sur le financement du très haut débit dans lequel il préconise de mettre en place une « une contribution de solidarité numérique ». Il s'agirait alors d'une taxe sur les abonnements mobiles et fixes, couplée à une majoration sur le prix des téléviseurs et des consoles de jeux, qui devrait permettre de dégager 660 millions d'euros pendant 15 ans.

DN

Noter cet article :

 

Vous serez certainement intéressé par ces articles :

Recommander cet article :

back-to-top