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Une étable robotisée

Dans une immense étable à Brehan des robots poussent le fourrage jusque sous le museau des vaches, les brossent et les traient à volonté : en pariant sur l'automatisation, certains agriculteurs espèrent gagner en confort de travail et en compétitivité. "Je ne reviendrais en arrière pour rien au monde !", commente Vanessa Ropert-Le Bihan, 32 ans, l'une des trois producteurs de lait qui se partagent cette installation ultra-moderne, le premier bâtiment entièrement automatisé en France, selon eux.

Pénibilité de la traite traditionnelle et de ses horaires contraignants, main-d'oeuvre difficile à attirer et à garder : ces colocataires ont choisi la robotisation, fin 2009, pour alléger ces difficultés.

Avec aussi en tête l'idée de se préparer à la suppression des quotas laitiers, à l'horizon 2015. "On produit davantage avec le robot de traite", se félicite Vanessa Ropert-Le Bihan, qui s'estime aujourd'hui prête à ce futur contexte "où on pourra produire peut-être un peu plus". Les quatre robots de traite installés dans l'exploitation reconnaissent chacune des 180 vaches grâce à une puce dans leur collier, puis se calent sur "les coordonnées GPS" de leurs pis "pour s'y brancher et démarrer la traite", explique Hervé Celard, directeur de communication du fabricant des robots, Lely, lors d'une journée portes ouvertes organisée récemment.

Reliés à un ordinateur - et au téléphone portable de l'éleveur en cas de problème - les robots communiquent une multitude d'indicateurs sur la lactation, la rumination, l'état de santé des bêtes, aidant ainsi l'éleveur à prendre ses décisions. "Ils ciblent l'attention sur les vaches qui ont une baisse de forme", précise Vanessa Ropert. "Loin de s'éloigner des bêtes, on va voir en priorité celles qui en ont le plus besoin", souligne-t-elle.

Deux autres robots, programmés par l'éleveur sur une télécommande, raclent les déjections des animaux - les évacuant sous le caillebotis de l'étable - et repoussent le fourrage tout près des animaux, économisant à l'exploitant quelques dizaines de minutes de travail. "On les consacre à la surveillance et aux soins des animaux", précise Vanessa Ropert-Le Bihan.

"On enlève la pénibilité du travail, on produit plus, on améliore sa vie sociale et le suivi de la vache", résume cette mère d'un garçon de 18 mois. "Fini les épaules cassées", renchérit son père Paul Ropert, qui a investi 1,45 million d'euros dans cette installation. "On s'est lancé avec un prix d'équilibre de 320 euros la tonne de lait", explique-t-il, en confiant cependant qu'avec la récente baisse des prix du lait, "c'est délicat".

Le coût de ces petits bijoux de technologie - 120.000 à 150.000 euros pièce le robot-trayeur (chacun pouvant traire 60 à 65 vaches) - refroidit en effet les ardeurs des nombreux curieux qui se pressent pour visiter l'exploitation. "C'est beau, mais complètement démesuré, ma banque ne suivrait jamais", estime Fabrice Havard, 35 ans, producteur de lait dans le Morbihan. "C'est une belle vitrine pour l'élevage", renchérit Michel Chevalier, producteur laitier et éleveur de porcs à Trévégat-Caro, qui préfèrerait néanmoins un "investissement moins onéreux en pariant plus sur l'humain".

AFP

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