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La dépression : un facteur de risque cardio-vasculaire supplémentaire

Les syndromes dépressifs sont très fréquents chez les patients âgés (de l'ordre de 10 à 20 % au-delà de 65 ans). Chez les patients sains comme chez les coronariens connus, la dépression semble être un facteur de risque d'événements cardiovasculaires. Une équipe américaine a cherché à savoir s'il pourrait y avoir un lien entre dépression et athérosclérose.

Les données de 3 781 patients (âgés de 65 ans ou plus) issues de la Cardiovascular Health Study ont été réexaminées. La présence de symptômes dépressifs avait été systématiquement recherchée à l'aide d'une échelle validée (Center of Epidemiologic Studies Despression Scale) et l'épaisseur de l'intima-média des carotides primitives (IMT : Intima-Media Thickness) mesurée par échographie.

Après ajustement sur l'âge, le sexe, l'origine ethnique, la consommation d'alcool, la glycémie, l'index de masse corporelle, il ressort des analyses multivariées que les patients âgés de plus de 65 ans ayant des symptômes dépressifs ont un IMT significativement supérieur à ceux des patients n'ayant pas de symptôme de dépression (β : 0,01826 mm ; écart-type : 0,00806 ; p : 0,03).

Après élimination des patients ayant une IMT déjà augmentée lors de l'entrée dans ce suivi, il apparaît que le risque à 3 ans de voir l'IMT devenir pathologique est majoré chez les patients ayant des symptômes dépressifs (risque relatif

[JIM">RR] : 1,30 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] : 1,10-1,44 si l'on retient le chiffre de 1 mm comme IMT pathologique et RR : 1,21 ; IC : 1,00-1,46 si l'on retient 1,14 mm). Les résultats sont identiques si l'on ne tient compte pour l'analyse que des sujets n'ayant pas d'antécédents cardiovasculaires.

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