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Cancer du sang : un nouveau traitement testé avec succès

Une nouvelle approche de thérapie cellulaire testée chez des patients atteints d'un cancer du sang, qui n'avaient plus d'autres options thérapeutiques, a donné des résultats encourageants, selon une équipe française de médecins et chercheurs. Les résultats de l'essai clinique de ce nouveau traitement sur 17 patients atteints de leucémies ou de lymphomes en rechute sont publiés mercredi par la revue américaine Science Translational Medicine.

Le nouveau traitement mis au point avec succès par l'équipe française repose sur l'injection de lymphocytes (un type de globules blancs) préalablement manipulés afin d'augmenter leur activité anticancéreuse. Cette manipulation consiste à éliminer spécifiquement une fraction des lymphocytes injectés - les "T-régulateurs" - car ils inhibent l'activité anticancéreuse des autres lymphocytes.

"Un tiers des patients traités a pu tirer un bénéfice antitumoral de ce traitement et avoir ainsi une rémission prolongée de leur maladie qui était devenue réfractaire aux thérapeutiques disponibles", explique à l'AFP le Dr Maury (hôpital Henri Mondor-APHP), coordinateur de l'essai conduit avec le CNRS et les universités Pierre et Marie Curie (UPMC) et l'UPEC (Créteil, Val de Marne).

Les leucémies et lymphomes font partie des cancers qui peuvent être soignés en remplaçant totalement la moelle osseuse du patient atteint par celle d'un donneur sain. L'effet anticancéreux de la greffe de moelle repose sur le remplacement complet de la moelle osseuse malade par celle du donneur mais aussi sur l'injection, au moment de la greffe, de cellules immunitaires provenant de ce même donneur.

En effet, ces cellules -en particulier les lymphocytes- peuvent dans certaines conditions éliminer les cellules cancéreuses du patient.Toutefois, la greffe de moelle osseuse ne permet pas toujours de contrôler la maladie cancéreuse.C'est pourquoi, les Français ont pensé à éliminer du lot de cellules injecté le groupe de globules blancs, les lymphocytes T-régulateurs, qui empêchent les autres d'attaquer le cancer.

Cette nouvelle approche thérapeutique a permis de doper l'attaque (une "réaction du greffon contre la tumeur") chez douze des 17 patients et surtout "permis d'obtenir une rémission persistante du cancer sanguin chez cinq d'entre eux depuis plus de deux ans en moyenne", indique le Dr Maury.

AFP

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