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Cancer précoce du poumon : associer immunothérapie et chirurgie

Selon une étude américaine dirigé par Patrick Forde, oncologue au Johns Hopkins Bloomberg-Kimmel, une immunothérapie administrée au stade précoce d'un cancer du poumon, et avant la chirurgie, réduit la taille de la tumeur à enlever, augmente le nombre de cellules immunitaires dans la tumeur et réduit le risque de récidives.

Ce travail concerne le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC), c’est-à-dire la forme la plus fréquente de la maladie. L’immunothérapie est une stratégie thérapeutique en plein essor qui consiste à stimuler le système immunitaire du patient afin qu’il reconnaisse les cellules cancéreuses et qu’il les détruise.

Jusqu’ici, l’immunothérapie était utilisée pour traiter les formes avancées de cancer du poumon non à petites cellules, et après la chirurgie. Mais cette nouvelle étude prouve que l'administration de nivolumab, une immunothérapie anti-PD-1 administrée avant la chirurgie ("immunothérapie adjuvante") permet d’en améliorer la réalisation et l’efficacité chez les malades atteints d'un cancer du poumon à un stade précoce. De fait, ces résultats changent complètement la manière d’aborder le traitement d’un cancer du poumon pris à un stade assez précoce de la maladie.

Les chercheurs ont administré deux doses de nivolumab (3 mg/kg de nivolumab par voie intraveineuse toutes les deux semaines) avant la chirurgie chez 20 malades souffrant d’un cancer du poumon accessible à la chirurgie. Tous souffraient d’un cancer du poumon non à petites cellules de stade I, II ou III, jugé opérable.

Vingt malades ont pu avoir une résection chirurgicale complète de leur tumeur après avoir reçu l’immunothérapie néoadjuvante. Après chirurgie, 16 des 20 malades sont vivants et sans récidive. Une réponse immunologique majeure est observée dans 45 % des tumeurs enlevées et ce traitement n’a jamais retardé ou gêné la chirurgie. Trois malades ont eu une rechute de leur cancer du poumon dont 2 ont eu un traitement supplémentaire et n'ont pas eu de nouvelle récidive. Un patient est décédé d'un cancer métastatique récidivant environ 16 mois après la résection chirurgicale.

"Nous voulions examiner la tumeur et le système immunitaire des malades avant le traitement et les examiner à nouveau après le traitement pour analyser les changements", a déclaré Patrick Forde, premier auteur et spécialiste du cancer du poumon au Johns Hopkins Bloomberg-Kimmel, Washington DC. "Nous avons observé une régression tumorale chez près de la moitié de ces malades souffrant d'un cancer du poumon à un stade précoce et nous ne nous attendions pas à voir une telle réponse majeure avec seulement deux doses (de nivolumab)".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NEJM

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