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Biocellvia détecte les molécules efficaces pour créer des médicaments

La mise sur le marché d’un médicament est un processus long et fastidieux. Avant de réaliser des tests cliniques (les molécules doivent passer plusieurs pare-feu afin de définir leur efficacité) l’entreprise marseillaise Biocellvia fait partie de ces étapes de contrôle.

"Pour savoir si un médicament va marcher ou non, l’industrie pharmaceutique se basait sur une évaluation visuelle subjective et très longue", détaille Olivier Julé, cofondateur de cette start-up avec son père, Yvon, professeur des universités en biologie et directeur scientifique de la société.

Cette analyse réalisée par l’homme n’était pas assez fiable. "L’industrie continue de travailler sur des médicaments qui ne marchent pas, 30 % des échecs en phase clinique sont dus à une molécule inefficace. C’est ce défaut d’évaluation que l’on tente de supprimer dans nos locaux, afin que les médicaments testés soient issus d’une molécule fiable", souligne le spécialiste.

Pour observer les cellules efficaces, les 6 salariés de Biocellvia peuvent compter sur un algorithme informatique qui traite les images d’organes envoyées par les laboratoires pharmaceutiques. Ce processus automatisé va permettre d’analyser l’efficacité d’une molécule sur des populations différentes en 48h contre 6 semaines pour l'Homme. Vient ensuite le temps de l’observation, une étape importante qui consiste à retranscrire les données observées avant de faire un compte-rendu à la société concernée.

"La plupart de nos collaborateurs sont américains ou allemands, mais nous travaillons aussi avec l’hôpital Gustave Roussy à Paris. Dans le milieu de la science, votre crédibilité est liée au nombre de publications que vous sortez et aux partenaires avec lesquels vous les signez. Nous voulons développer une autre spécialité, avec la Nash par exemple".

Pour traiter de la fiabilité d’une molécule, l’entreprise se base sur les caractéristiques de cette dernière. "Pour la fibrose du poumon, on se base sur les caractéristiques connues de la maladie. Dans ce cas, on sait qu’on doit quantifier le collagène et la fibrose, notre travail est de partir de ces points de départ afin de constituer notre algorithme. Ce dernier va ensuite analyser l’impact de la molécule sur les organes. Le but, c’est d’accélérer le processus de conception d’un médicament en réduisant le taux d’échec."

Pour les patients, l’annonce de la découverte d’une nouvelle molécule est toujours portée par un vent d’espoir, cependant toutes n'ont pas la chance de passer la phase des tests cliniques. "Les molécules sont parfois toxiques, elles peuvent avoir des effets secondaires très graves. 95 % des molécules testées ne sont pas commercialisées".

Membre d’Eurobiomed, Biocellvia a fait de la R&D l’une de ses grandes priorités. La start-up a finalisé et breveté deux premiers tests : le premier dans la fibrose pulmonaire, le second concerne le BPCO (Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive), une pathologie de l’appareil respiratoire essentiellement provoquée par le tabac et la pollution.

"Nous déposons un brevet par pathologie et, jusqu’à maintenant, nous en avons développé deux en trois ans. Cette année, nous voulons en développer 4, tout comme l’année prochaine, et l’objectif est d’arriver à court terme à une dizaine de brevets par an", explique le président de Biocellvia.

"Nous venons de commencer à élaborer un test sur le cancer du poumon, grâce au soutien de la région Paca et de la BPI. Un deuxième test actuellement développé concerne le Nash, la maladie du "foie gras", qui touche plus de 20 % des Américains et qui est en forte progression mondialement. Nous voulons également adapter notre modèle sur les maladies dégénérescentes telles qu’Alzheimer ou Parkinson", confie-t-il.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

La Provence

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