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Une batterie géante pour stocker l'électricité renouvelable

La problématique du stockage de l'énergie est fatalement plus prégnante à La Réunion qu'elle ne peut l'être sur le territoire hexagonal. Cela découle non seulement du caractère isolé du réseau électrique réunionnais mais aussi du développement à grande échelle des énergies renouvelables (EnR) intermittentes comme le solaire ou l'éolien.

On estime ainsi que la limite imposée par la loi des 30 % d'EnR intermittente sur le réseau serait atteinte aux alentours de 2015. Il est donc nécessaire de trouver une solution d'ici là. Toutefois, malgré cet état de fait, le travail sur le stockage à La Réunion date de trois ou quatre années tout au plus. Et jusqu'en début d'année, ce travail s'était uniquement cantonné à des aspects théoriques ou à des analyses comparatives afin de déterminer quelles étaient les voies les plus prometteuses pour notre île.

Les choses ont depuis changé. Le premier acteur local à proposer une expérimentation n'est autre qu'EDF qui devrait inaugurer très prochainement (septembre) le démarrage d'une batterie sodium soufre (NaS) d'une puissance de 1 MW dans la commune de Saint André. Cette batterie permettra de lisser les appels de charge au niveau du poste source voisin, réduisant ainsi les impacts des fluctuations sur les moyens de production en amont. Il est également question de la prochaine mise en oeuvre d'un projet porté par des acteurs privés de couplage de l'énergie éolienne à de l'énergie hydraulique par le biais d'une station de pompage turbinage.

Par ailleurs, la Commission de Régulation de l'Energie (CRE), consciente de la problématique insulaire du stockage, a lancé un appel à projets pour des projets solaires intégrant une composante stockage et pour une puissance de 5 MW. Les 2 projets réunionnais qui seront choisis normalement à la fin de l'année seront autant d'expérimentations grandeur nature permettant de préparer l'avenir et de définir les meilleures configurations de couplage entre des EnR et du stockage énergétique.

En parallèle, les travaux théoriques continuent grâce notamment au groupe H2-RUN et à la présence en son sein d'acteurs nationaux oeuvrant dans le domaine du stockage énergétique. Des travaux de collaboration entre l'ARER, le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) et HELION sur des projets sur fonds propres (EDELVEISS) ou des projets financés (PÉPITE) sont en cours et qui sont autant de pierres apportées à la compréhension globale du système énergétique insulaire et plus précisément de la problématique du stockage.

Temoignages.re

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