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La bataille de l'Internet à haut débit ne fait que s'engager aux Etats-Unis

Entre câble et ADSL, le marché américain de la connexion Internet à haut débit est en pleine effervescence, mais dans ce domaine, les Etats-Unis ne sont pas vraiment en avance sur l'Europe. A l'heure actuelle, différentes estimations évaluent entre 300.000 et 600.000 seulement le nombre d'utilisateurs privés de la technologie ADSL (dont un quart dans la seule Silicon Valley), qui s'acquittent d'un forfait mensuel d'environ 40 dollars pour utiliser leur connexion sans limitation de durée et qui permet des vitesses de transmission dix fois supérieures à celles d'un modem classique. Dans l'attente d'une régulation qui devrait permettre à des opérateurs spécialisés de concurrencer plus facilement les opérateurs classiques, ce marché est encore particulièrement éclaté. Il a profité à de petits fournisseurs d'accès qui n'ont pas hésité à louer des lignes aux compagnies régionales de téléphone, les " Baby Bells ", pour occuper le terrain. Jusqu'à présent en effet, celles-ci ont remis à plus tard les investissements considérables nécessaires pour l'acquisition de nouveaux équipements, redoutant que l'ADSL ne réduise leurs revenus issus de la téléphonie locale. Pour autant, sous la pression d'une concurrence renforcée, notamment d'opérateurs spécialisés comme NorthPoint ou Covad, ces hésitations n'ont plus cours. SBC Communications, propriétaire de Pacific Bell en Californie, a récemment annoncé un investissement de 6 milliards de dollars qui permettra, dans les deux ans, de proposer l'ADSL à 70 millions de foyers américains. En début de semaine, la firme a même précisé qu'elle allait proposer l'ASDL aux entreprises américaines situées en dehors de la zone géographique où elle peut fournir de la téléphonie locale. D'autres annonces importantes d'investissements de la part d'opérateurs devraient suivre. Quoi qu'il en soit, le succès de l'ADSL passe également par une simplification de son usage par l'internaute. A l'heure actuelle, celui-ci doit s'équiper d'un modem spécial et demander un rendez-vous avec sa compagnie de téléphone locale pour qu'elle vienne tester sa ligne. Deux verrous qui devraient sauter progressivement avec l'apparition, notamment chez Dell, de micro-ordinateurs haut de gamme qui pourront être prééquipés de modems ADSL et de logiciels capables de tester de façon autonome la ligne téléphonique, sans intervention d'un opérateur. Même s'il finira par profiter des moyens marketing et financiers considérables des " Baby Bells ", l'ADSL ne sera pas la seule voie de l'accès Internet à haut débit aux Etats-Unis. La bataille du câble fait également rage, pour l'instant dominée par ExciteHome, qui a déjà plusieurs centaines de milliers d'abonnés. Les actionnaires principaux de cette société sont les grands câblo-opérateurs américains, qui ont consenti à ATT _ qui vient de dépenser plusieurs milliards de dollars dans ce secteur _ le droit de contrôler ses opérations. Actuellement, la stratégie d'ExciteHome consiste à proposer aux internautes un accès Internet à haut débit en remplaçant leurs décodeurs actuels (dont 70 % des foyers américains sont équipés) par des décodeurs numériques, capables de diffuser un contenu aussi bien sur les postes de télévision que sur les PC familiaux. Une furieuse bataille oppose ATT à America online car le premier refuse au second l'accès à ses réseaux pour proposer un autre contenu que celui d'Excite, même s'il a promis le mois dernier d'ouvrir son réseau à d'autres concurrents. Là encore, la FCC doit prochainement décider si, oui ou non, l'accès aux réseaux câblés pour Internet sera ouvert aux prestataires de services Internet.

Les Echos/3/1/2000 : http://www.lesechos.fr/hightech/index.html

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