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5 % du PIB est high-tech

Les nouvelles technologies ont contribué à hauteur de 0,5 point à la croissance économique de 1998 (3,2 %) . Cette évaluation repose sur des calculs encore approximatifs. Aucune étude statistique n'est disponible pour 1998. Les derniers calculs précis portent sur 1997. Ils font déjà état du poids important des nouvelles technologies dans l'activité économique. " En 1997, les technologies de l'information et de la communication (informatique, télécommunications, électronique communication) ont engendré 5 % du PIB (et non de la croissance), soit davantage que l'industrie automobile et l'énergie réunies ", écrit ainsi l'Insee dans une étude rendue publique aujourd'hui (*). Avec un chiffre d'affaires de 186 milliards de francs (28,4 milliards d'euros), la France se situerait ainsi au quatrième rang mondial pour cette activité selon l'Insee. Mais seuls 149.000 personnes y seraient employées. Cela représente seulement 1 % de l'emploi salarié dans les secteurs marchands. Il est à noter que le champ retenu par les statisticiens va au-delà de la high-tech, puisqu'il inclut des activités de communication parfois très anciennes (édition, imprimerie, audiovisuel). Hors secteur de la communication, les technologies de l'information et la communication (TIC selon le vocable officiel) ne représentent plus que 3,5 % du PIB. Part grandissante de services. Les télécommunications et l'informatique ont un poids sensiblement équivalent au sein de la high-tech. Le chiffre d'affaires des télécommunications atteint ainsi 256 milliards de francs (39 milliards d'euros). Pour les deux tiers, ce sont les services qui y contribuent. Et avec le développement des téléphones portables, cette part devrait s'accroître rapidement au détriment de l'industrie des équipements. Le poids prépondérant des services est aussi constaté dans l'informatique. Ils sont les premiers bénéficiaires de l'essor du secteur. Mais la part de l'industrie n'est pas complètement négligeable. Les fabricants français d'ordinateurs contribuent à hauteur du tiers au chiffre d'affaires du secteur informatique. L'étude de l'Insee souligne que " la production française d'ordinateurs est orientée vers des produits complexes, comme les grands systèmes informatiques destinés aux très grosses entreprises, même si la fabrication d'ordinateurs personnels est loin d'être négligeable ". Il faut toutefois préciser que la production d'ordinateur personnels inclut l'importation des pièces maîtresses (microprocesseur) de ces PC.

Tribune/27/05/99 http://www.latribune.fr/Tribune

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