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Vivre longtemps, c'est aussi dans la tête !

Certains facteurs psychologiques sont-ils susceptibles de prédire le risque de décès prématuré ? Peut-être, si l'on en croit une récente étude de l'Université de Genève. Celle-ci, réalisée sur 6 203 adultes, montre que penser vite et se sentir en forme sont deux prédicteurs extrêmement forts d’une vie plus longue et en meilleure santé. Au-delà de l’impact évident du bien-être cognitif et émotionnel sur la santé et la longévité, ces conclusions pourraient conduire à élargir le spectre de critères d’évaluation de la longévité, au-delà des facteurs médicaux ou physiologiques.

Ces chercheurs de l’Unige se sont intéressés à étudier l'influence relative des variables cognitives, recueillies dans le cadre de Manchester Longitudinal Study of Cognition, une cohorte avec durée de suivi de 29 ans. Les données de performance cognitive ont été recueillies sur la base de 15 tâches différentes et dans 5 domaines de compétence : l'intelligence, la capacité d’adaptation, la mémoire verbale, la mémoire visuelle et la vitesse de traitement.

Les participants ont effectué ces tâches à 4 reprises sur une période de 12 ans, ce qui a permis aux chercheurs de suivre leurs scores cognitifs au fil du temps. Enfin, la santé des participants a été évaluée avec l’échelle Cornell Medical Index qui couvre, au total, 195 symptômes pathologiques liés aux différents troubles physiques et psychologiques.

L'étude a également pris en compte les facteurs de mode de vie, la santé perçue, les traitements suivis, les habitudes de sommeil, les loisirs, les niveaux d’activité et les interactions sociales des participants. L’analyse statistique de toutes ces données a permis d’évaluer l'importance relative d'un total de 65 variables différentes permettant de prédire le risque de mortalité prématurée des participants.

Mais le grand enseignement de cette étude est que certains de ces facteurs psychologiques semblent aussi importants que les traditionnels facteurs de risque médicaux connus, tels que les symptômes cardiovasculaires par exemple : « Que ces variables psychologiques soient si fortement liées au risque de mortalité est très surprenant, car beaucoup de preuves soutiennent l'hypothèse de prédicteurs de survie de nature médicale ou physiologique », conclut l’auteur principal, le Docteur Aichele.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Psychological Science

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  • J.T.

    29/05/2016

    Essai-Yeah des pinthes de rire, en lâcher prise totale sur les limitations "difficiles à cons....battre" que vous vous croyiez "imposée" par le passé, vus sous une douche de lumière pure et parfaite en vos énergies d'ensemble à partir des niveaux quantiques élevés.

    Cela ne vous coûtera rien, et vous évitera comme tant d'autres de finir en radio (Ra-dits-hauts ?) t'erre-aaa-pis !

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