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Le vieillissement livre peu à peu ses secrets

Caenorhabditis elegans, un petit ver de terre transparent, est très populaire ces temps-ci : après les trois chercheurs prix Nobel de médecine 2002, c'est au tour de scientifiques américains de s'y intéresser. Ces derniers étudient les altérations cellulaires subies par les nématodes vieillissants. Ceci afin de trouver une solution pour combattre un des effets du vieillissement chez l'humain, la fonte de la masse musculaire, plus connue sous le nom de sarcopénie. C'est ce qu'annonce la revue Nature du 24 octobre. Les professeurs Monica Driscoll de l'Université Rutgers, dans le New Jersey et David Hall du Collège de Médecine Albert Einstein, à New-York, ont procédé à l'analyse génétique de vers Caenorhabditis elegans âgés. Parmi les changements cellulaires des animaux vieillissants, ils ont noté une diminution de la masse des muscles et une perte de la force musculaire. Les scientifiques ont aussi remarqué qu'une enzyme spécifique, appelée age-1/PI3 kinase, servait de déclencheur à cette détérioration progressive des muscles. Ils avaient déjà observé que les vers dépourvus de cette enzyme vivaient plus longtemps. Monica Driscoll et David Hall ont également découvert que, comme chez les êtres humains, tous les vers ne vieillissent pas de la même façon. Cela peut paraître curieux puisque les nématodes ont un patrimoine génétique uniforme et vivent dans des conditions identiques. A long terme, ces travaux permettront de mettre au point des médicaments pour maintenir les muscles humains en santé.

Nature : http://www.nature.com/nature/

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