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Le soleil à petite dose aurait des vertus anticancer

A la lumière de nouvelles études, des chercheurs américains suggèrent que s'exposer au soleil un quart d'heure plusieurs fois par semaine pourrait réduire les risques de cancer en favorisant l'apport en vitamine D. A condition toutefois de ne pas utiliser les crèmes solaires, qui bloquent le processus bénéfique, affirment-ils.

Cette théorie, si elle est confirmée, contredirait la recommandation du corps médical selon laquelle il faut s'enduire de crème solaire à chaque fois que l'on s'expose au soleil. Les médecins doivent-ils pour autant conseiller une exposition au soleil ? La question reste controversée et aucun service de santé aux Etats-Unis n'a franchi le pas.

La vitamine D, également appelée "vitamine du soleil", semble importante dans la prévention et le traitement de nombreux cancers. Au cours des trois derniers mois, quatre études ont montré qu'elle contribuait à prévenir les lymphomes et les cancers de la prostate, du poumon, de la peau et surtout du colon.

La vitamine D est produite par la peau exposée aux ultraviolets, et peut aussi s'obtenir, mais beaucoup plus difficilement, via l'alimentation. Alors que beaucoup de gens présentent un déficit en vitamine D, certains chercheurs tiennent le raisonnement suivant : si trop de soleil peut conduire au cancer de la peau, trop peu de soleil pourrait être pire.

De nombreux chercheurs estiment qu'une exposition très modérée, de l'ordre de 15 minutes plusieurs fois par semaine et sans crème solaire, serait bénéfique. Mais ils ne conseillent pas de rester longtemps au soleil sans crème. Et bien évidemment, personne ne recommande de se faire "rôtir" sur la plage.

Le Dr Edward Giovannucci, professeur à l'université de Harvard, a mené des recherches suggérant que la vitamine D pourrait aider à prévenir 30 décès pour chaque mort provoquée par le cancer de la peau. "Je défie quiconque de trouver (...) un autre facteur qui a des vertus anticancer aussi constantes que la vitamine D", a-t-il déclaré lors d'une récente conférence.

"Il y a désormais des éléments intrigants sur le rôle que la vitamine D pourrait avoir dans la prévention ainsi que le traitement de certains cancers", estime le Dr Michael Thun, chef épidémiologiste de la Société américaine contre le cancer.

AP

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