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Sérotonine et démence : le lien se confirme

En s'appuyant sur l'analyse des scanners cérébraux de 28 personnes atteintes de perte légère de la mémoire, des chercheurs de la prestigieuse Ecole de Médecine de l'Université Johns Hopkins ont montré qu'un faible taux de sérotonine serait un facteur de risque de démence à part entière, et non un simple symptôme associé au déclin cognitif tel que la maladie d’Alzheimer.

Tout comme la dopamine, la sérotonine est impliquée dans la régulation du sommeil, de l’appétit et de l’humeur. Les taux anormalement bas de ces hormones sont souvent associés à la dépression.

De précédentes études avaient montré que cette chute hormonale était considérée comme un symptôme de la maladie d’Alzheimer ou de sévère déclin cognitif. Mais aucun travail ne mettait en avant ce facteur comme origine de la neurodégénérescence. « Nous pensons que booster les taux de sérotonine peut prévenir les pertes de mémoire et ralentir la progression de la démence », explique le Professeur Gwenn Smith, principal auteur de l’étude.

Cette découverte permettra de « prévenir la chute de sérotonine ou d’introduire un substitut de ce neurotransmetteur pour ralentir voire stopper la progression de la maladie d’Alzheimer et peut-être d’autres démences ». A ce jour en effet, « les traitements contre les syndromes majeurs de dépression et d’anxiété consistent à recapter de la sérotonine. Mais l’efficacité de cette approche thérapeutique reste limitée ».

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Daily

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