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La pyramide de Kheops à portée de clics

Des scientifiques et des ingénieurs ont reconstitué la nécropole de Gizeh en trois dimensions. Un site web en propose une visite virtuelle.

Survoler la nécropole de Gizeh du temps de sa splendeur, entrer dans la pyramide de Kheops (aussi appelée Khufu) et admirer les objets qui y ont été découverts et qui sont depuis longtemps dispersés dans les musées du monde, tout cela est désormais possible. Non seulement au Museum of Fine Arts de Boston, aux États-Unis, mais aussi... depuis votre propre salon. Pour le musée de Boston et l'université américaine de Harvard, l'entreprise française Dassault Systèmes, spécialisée dans la 3D, a patiemment façonné une reconstitution virtuelle et interactive du célèbre site archéologique.

Loin d'être un gadget, celle-ci ambitionne de réaliser la synthèse de l'ensemble des connaissances scientifiques sur la nécropole de Gizeh, des milliers de documents et de photos résultant des différentes campagnes de fouilles. Une importante collection de plans, de relevés et de clichés réalisés par l'égyptologue George Reisner au début du siècle dernier, et conservés par le musée de Boston, a notamment servi de base à ce travail.

  • Un objectif double

L'ambitieux projet vient de livrer ses premiers fruits : des salles de projection immersives destinées aux visiteurs du Museum of Fine Arts et aux étudiants de l'université de Harvard, ainsi qu'un site Internet gratuitement accessible au public depuis n'importe quel point du globe. Les internautes peuvent notamment y découvrir les cent premiers objets trouvés dans les tombes du plateau de Gizeh et les admirer dans leur contexte et sous toutes les coutures. S'ils disposent d'un écran TV 3D, l'expérience sera encore plus saisissante.

L'objectif du dispositif mis au point par Dassault Systèmes, qui intègre différents niveaux de lecture, est double : à la fois éducatif et scientifique. Car s'il offre un moyen de rendre le site accessible au plus grand nombre sans accélérer sa dégradation, il permet aussi de confronter, en live, les différentes hypothèses formulées par les égyptologues et de faire, peut-être, de nouvelles découvertes. Toutefois, à ce jour, seul 10 % du site a pu être reconstitué. La tâche restant à accomplir demeure... pharaonique !

Le Point

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