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Près de la moitié des aliments produits dans le monde ne sont pas consommés !

Selon l'ONU, la population mondiale pourrait atteindre 9,5 milliards de personnes en 2075, soit 2,5 milliards d'habitants en plus qu'aujourd'hui. Or, l'Institution of Mechanical Engineers (IMeche), un organisme dédié au développement de l'ingénierie dans le monde, vient de publier une étude saisissante intitulée "Nourrir la planète : pas de déchets, plus de déchets" qui montre que 30 à 50 % de la nourriture produite dans le monde chaque année serait gaspillée, soit environ 2 milliards de tonnes d'aliments (dans l'hypothèse des 50 % de gaspillage), sur les quatre milliards que produit l'humanité tous les ans.

Selon le Docteur Tim Fox de l'Imeche, "la quantité de nourriture gâchée dans le monde est stupéfiante" et ce rapport dénonce "des infrastructures et dispositifs de stockage inadaptés" et "des dates limite de vente trop strictes". Plus grave encore, ce gaspillage considérable ne se limite pas à la nourriture mais s'étend à l'ensemble de la chaîne alimentaire et aux ressources en eau et en énergie. Sur les 4 000 milliards de mètres cubes utilisés chaque année, 70 % sont déjà mobilisés par l'agriculture et l'étude estime à 550 milliards de mètres cubes le gaspillage d’eau employée pour la culture d'aliments qui sont détruits ou perdus sans être consommés !

Le gaspillage est également énergétique. Si l'on estime que l'agriculture mondiale consomme environ 3 %, soit 300 millions de Tep, de l'énergie finale consommée dans le monde (9 gigateps), on peut estimer à 140 millions de tonnes équivalent pétrole, soit la moitié de la consommation énergétique totale de la France, le gaspillage d'énergie dans le monde pour produire des aliments qui ne sont pas consommés.

L'étude précise encore qu'en Europe et aux Etats-Unis, "jusqu'à la moitié de la nourriture achetée est jetée par le consommateur lui-même". En revanche, les pays les moins développés, comme les pays sub-sahariens ou l'Asie du Sud-Est, perdent une grande partie de leur production au niveau de la production agricole, faute de transports et d' infrastructures de stockage performants.

L'étude s'interroge enfin sur les conséquences de l'évolution des habitudes alimentaires dans les pays émergents. La planète pourra-t-elle mobiliser assez de terres, d'eau et d'énergie pour multiplier par trois ou quatre la production mondiale de viande d'ici 30 ans et répondre ainsi à la nouvelle demande des consommateurs asiatiques ? 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Institution of Mechanical Engineers

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  • Jacques Tesseire

    15/01/2013

    Et de réintroduire les jeunes familles en campagnes, responsables de soi (suivant les propositions simples de http://greenjillaroo,wordpress.com) pour ne pas finir immobile, obèse, voire perdant la boule à cause du manque de sport et de pollution, sans mouvements vraiment les défoulant joyeusement,durables et sains (coincés sans air propre, trop électrostatique, climatisé et parfumer pour espérer donner le change..., avec jeux vidéos suggestifs d'addiction aux armes en plus, au pire) ?

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