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Le premier navire porte containers électrique et automatique

Il n'est encore qu'un projet mais il a déjà un nom : Yara Birkeland. Il s'agit du premier porte containers entièrement automatique et ne générant aucune pollution lors de son fonctionnement. Ce navire devrait être construit en Norvège par le constructeur aéronaval Kongsberg, en partenariat avec le chimiquier Yara, également norvégien, spécialisé dans la fabrication d'engrais.

L'objectif de ce navire est de proposer une alternative écologique au transport routier des marchandises entre les villes portuaires du sud du pays. "Aujourd'hui, nous avons besoin quotidiennement de plus d'une centaine de jours (en temps cumulé NDLR) de temps de transport de camions pour acheminer nos produits depuis notre usine de Porsgrunn jusqu'aux ports de Brevik et Larvik depuis lesquels nous effectuons nos livraisons partout dans le monde" chiffre Svein Tore Holsether, directeur général de Yara. Avec un tel navire à propulsion électrique, il serait possible d'économiser un total de 40.000 jours de circulation de camion par an sur les routes norvégiennes, estiment les concepteurs de ce projet.

Si l'avantage écologique de faire circuler des marchandises via un navire électrique "zéro émission" plutôt que via des camions diesel saute aux yeux, quel est l'intérêt de rendre une telle machine totalement autonome ? "Accroître la productivité et l'efficacité, en permettant de faire fonctionner le navire 24h sur 24 et 7 jours sur 7" explique Kristin Nordal, responsable de la communication chez Yara. "La chose sera tout à fait possible, d'autant plus que le chargement et le déchargement des marchandises seront eux aussi entièrement automatisés".

Le partenariat entre les deux acteurs du projet venant d'être signé (le 9 mai), la construction peut désormais commencer. Si le calendrier est tenu, le Yara Birkeland pourrait entrer en service dès 2019, avec un équipage dans un premier temps. Puis, si le navire donne satisfaction, il devrait commencer à opérer de manière autonome dès l'année suivante. Il circulera alors sans équipage ni capitaine et sera équipé de capteurs lui permettant de détecter les autres navires. La machine pourra ainsi, seule, définir et suivre une trajectoire afin d'éviter les collisions. Toutefois, son trajet sera suivi en temps réel à distance par un opérateur qui pourra prendre la main sur les commandes en cas de besoin.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Sciences et Avenir

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