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Les poussières des volcans refroidissent la Terre

Des éruptions tropicales responsables depuis dix ans d'une pause dans la hausse des températures.

Les chercheurs ont-ils trouvé les raisons pour lesquelles, depuis une dizaine d'années, le climat se réchauffe moins vite que ce qu'ils avaient prévu ? Dans la dernière livraison de la revue Science (21 juillet), une équipe de scientifiques apporte en tout cas un élément de réponse. Cette pause dans la hausse des températures serait due à l'augmentation des aérosols qui circulent dans la stratosphère (de 15 à 40 kilomètres).

Si les émissions de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane…), qui ne cessent de croître, sont très largement responsables du réchauffement climatique, les aérosols (cendres volcaniques, poussières, sel marin) qui circulent dans la stratosphère agissent comme un parapluie vis-à-vis des rayons du soleil et favorisent un refroidissement.

«L'étude montre que, depuis une dizaine d'années, la densité des aérosols s'est accrue de 7 % par an», explique Jean-Paul Vernier, l'un des auteurs, chercheur à la Nasa. «Il y a toujours une hausse de la température, mais elle est masquée par le refroidissement que provoque nt les aérosols», ajoute-t-il. Ils auraient réduit le réchauffement climatique de 25 % par rapport à ce qu'il aurait dû être depuis 1998, souligne l'étude.

  • Satellite Calipso

Une augmentation de l'activité volcanique dans les régions tropicales et des cendres dispersées dans la stratosphère est à l'origine de cette augmentation des aérosols. Un constat effectué grâce aux données fournies par le nouveau satellite Calipso (franco-américain, lancé en 2006). «Les éruptions tropicales sont considérées comme particulièrement importantes en matière de changement climatique car ce qu'elles projettent peut circuler dans la stratosphère des deux hémisphères et avoir un effet durant des mois sur tout le globe.» La logique veut que si l'activité volcanique diminue dans les années qui viennent, les températures se remettent à partir à la hausse. «C'est très important de voir comment cela va évoluer d'ici à 2020», assure le climatologue Jean Jouzel.

Le Figaro

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