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Edito : Pour éradiquer le Djihadisme il faut utiliser les mêmes méthodes qu'avec le cancer

Comme la langue d'Esope, Internet peut porter le meilleur, mais aussi le pire.

Pourquoi ne pas l'affirmer avec force ? Sans Internet et les réseaux sociaux qui se sont multipliés dans cette dernière décennie, le développement du Djihadisme n'aurait pu se faire.

On ne pourra m'accuser de parti pris ou de volonté de « créer du buzz », comme on dit maintenant, car je suis certainement l'un des plus anciens parlementaires à avoir dit et écrit, dès 1994, qu'Internet allait autant changer l'Humanité que ne l'avait fait, 5 siècles plus tôt, l'invention de l'imprimerie. A la demande d'Alain Juppé, alors Premier Ministre, j'avais rédigé en 1996 et 1997 un ouvrage particulièrement prémonitoire, que j'avais intitulé « Des pyramides du Pouvoir aux réseaux de Savoirs ». De nombreuses annonces faites dans cet ouvrage se sont maintenant réalisées. J'y soulignais combien « Les réseaux » allaient prendre d'importance et je présumais déjà, avec tristesse, que les Pouvoirs Politiques, dans le haut de leurs pyramides, ne verraient pas venir la puissance de ces réseaux. C'est maintenant si vrai que les gens de la base, le Peuple, ressentent que leurs responsables politiques sont souvent « hors sol » et n'éprouvent pas avec la même intensité les angoisses qui leur nouent le ventre. Aussi, aujourd'hui, j'ai décidé de sortir un peu de ma ligne éditoriale respectée dans RT Flash depuis 1998 qui veut que chacun de mes éditoriaux aborde essentiellement des sujets mettant en exergue l'évolution des connaissances humaines dans les domaines des Sciences et des Technologies. Des centaines de milliers, sinon des millions de chercheurs, partout dans le Monde nous permettent d'annoncer que la somme des connaissances de l'Humanité va connaître une croissance exponentielle dans le Siècle qui vient. Dans la seule prochaine décennie, c'est-à-dire d'ici 2026, l'Humanité va acquérir autant de connaissances nouvelles que notre Monde n'en avait acquis depuis l'origine de l'Homme.

Or, nous ne connaîtrions pas cette croissance exponentielle des connaissances si Internet ne permettait pas de relier entre eux tous les chercheurs du Monde.

Mais cela est le meilleur…

Dans le même temps, Internet produit le pire. Il permet à des fous d'Allah, cachés au cœur du Moyen-Orient, de pénétrer dans des cerveaux faibles et de les inciter, avec le don de leur vie, à provoquer des actes de terrorisme dont le but ultime est de créer la peur et d'obtenir des réactions médiatiques d'une telle ampleur que nous pourrions croire que nous sommes en guerre !

C'est, à mon avis, une très mauvaise interprétation car, quand on emploie le mot de « guerre », on laisse croire que les forces auxquelles nous sommes opposés sont de même importance que nos propres forces, les forces détenues par les Démocraties.

Or, il n'en est rien ! Même si les forces de DAECH semblent être partout dans le monde, avec la résonance médiatique donnée par les médias, ils ne sont, au mieux, que quelques centaines, en Syrie et Irak, à semer des idées mortifères, grâce à Internet, qui touchent des esprits faibles dans le Monde entier.

Et oui, soyons réalistes, ils ne sont que quelques centaines à semer la terreur alors que nous sommes des milliards, dans nos Démocraties, à chercher la Paix et l'accès au Bonheur !

Ce n'est donc pas de guerre dont il faut parler, mais d'un cancer qui frappe notre Humanité …

Pour trouver une solution à la grave situation actuelle ce ne sont pas exclusivement des solutions politiques qu'il faut aller rechercher, mais celle-ci se trouve, sans hésitation, dans une utilisation pertinente des technologies les plus récentes.

Et là, permettez-moi de retrouver la ligne éditoriale de RT Flash !

Examinons comment des chercheurs du Monde entier font progresser, depuis quelques années, nos connaissances sur le cancer, et essayons de voir si certaines des méthodes expérimentées ne pourraient pas tarir le djihadisme dans nos Démocraties.

Dans le cancer, certaines de nos cellules, parce qu'elles ne sont plus protégées par notre immunité, reçoivent des messages qui les incitent à se reproduire sans fin. Pour lutter contre cela, les chercheurs les plus en pointe, réussissent actuellement à réactiver l'immunité naturelle des malades du cancer en permettant aux lymphocytes T de redevenir opérationnels. D'autres voies porteuses d'espérance ont pour finalité de couper les cellules cancéreuses de toute nourriture et de toute communication.

Or, à l'origine, ces djihadistes sont des êtres humains comme les autres qui, en quelques semaines parfois, se transforment en cellules cancéreuses qui ne respectent plus aucune règle et qui sont prêts à se suicider pour détruire les cellules saines qui les entourent.

Il faut donc agir avec les esprits faibles qui sont visés par les propagandistes de DAECH, comme nos chercheurs le font avec les cellules cancéreuses.

Il faut les déceler et leur couper toute possibilité de contact avec leurs endoctrineurs.

Ces jours derniers, que ce soit pour l'attentat de Nice ou celui de Saint Etienne du Rouvray, les premières études mettent en évidence le rôle joué par Internet et les téléphones dans les radicalisations des auteurs.

Certes, pour l'un des auteurs de l'attentat de Saint Etienne de Rouvray, remarqué par la police depuis 2015, le juge d'instruction a jugé préférable de le faire sortir de prison et de le mettre sous contrôle judiciaire, avec un bracelet électronique. Cette idée n'était certainement pas mauvaise, tant le djihadisme radical est semé dans les prisons par des individus qui ont pour seule mission, en se faisant incarcérer, de semer la parole de haine et d'endoctrinement aux solutions les plus extrêmes.

Mais là où le juge a eu tort en décidant de réintégrer ce futur terroriste dans son milieu familial, est de ne pas avoir tenté, comme on l'aurait fait avec une cellule cancéreuse, de totalement l'isoler de l'extérieur et de lui interdire toute sortie. Ayons bien conscience que le forcené de Saint Etienne du Rouvray a commis son abominable crime, dans les moments de liberté autorisés par le Juge.

Si ce personnage odieux n'avait pu sortir de chez lui, sans immédiatement alerter les forces de police les plus proches, il lui aurait été difficile de perpétrer ce triste attentat.

Mais ce n'est pas par le seul bracelet électronique, (d'autant qu'ils ne sont pas encore équipés d'un positionnement GPS comme le sont maintenant de nombreuses montres), qu'on éradiquera ce cancer qu'est le djihadisme. Pour cela, il était nécessaire que ce djihadiste déjà confirmé (2 tentatives de départ vers la Syrie) ne puisse plus communiquer par Internet, par téléphone, par courrier, ou par tout autre moyen de communication, avec des personnes de l'extérieur et se rendre en toute liberté sur des sites djihadistes qui prêchent la haine. Il ne devrait recevoir aucune visite. Dans le cas de ce forcené qui se trouvait chez ses parents, la Loi devrait prévoir les plus graves sanctions pour les proches qui seraient tentés de lui fournir des moyens de communication. La résidence de ce djihadiste aurait dû être surveillée 24 H sur 24, 7 jours sur 7, sous tous les angles, par des caméras automatiques qui signaleraient toutes les entrées et sorties. Les proches eux-mêmes devraient renoncer à Internet et devraient être avertis que toutes leurs conversations téléphoniques seraient surveillées. Les proches seraient avertis qu'il serait particulièrement grave, pour eux, de porter à l'extérieur et de ramener au djihadiste des messages confiés par des inconnus.

Certes, comme dans le cas des cellules cancéreuses, les djihadistes découvriront des voies inconnues à ce jour pour communiquer avec l'extérieur. Il faudra, en permanence, être en éveil, découvrir et fermer à jamais ces voies nouvelles de communication.

Si depuis des années nous avions appliqué systématiquement ce système ultime de privation de communication à tous les djihadistes présumés, il est à penser que tous les attentats connus par la France depuis 2012 auraient été beaucoup plus difficiles à organiser par ces personnages frappés de folie.

Je sais que certains vont me traiter de farfelu quand ils vont découvrir ce système d'isolation totale d'un individu dangereux ou susceptible de se radicaliser. Ils le qualifieront aisément « d'usine à gaz ». Mais cela ne me fâchera pas tant je suis surpris parfois, lors de congrès scientifiques, d'entendre des chercheurs, qui n'ont jamais rien « trouvé » critiquer facilement les idées lumineuses proposées par leurs collègues « chercheurs-trouveurs ».

Il est nécessaire que l’État lance, sans retard, un appel d'offres public pour inciter les entreprises les plus innovantes de notre Pays, à proposer, sans retard, un système intégré, facile à installer, raisonnable dans son prix et particulièrement difficile à craquer par des hackers, dans les maisons et appartements dans lesquels devront être totalement isolés les personnages dangereux ou susceptibles de se radicaliser.

Si ces personnages dont l'isolement complet est décidé par le juge vivent seuls dans leur maison ou leur appartement, des associations reconnues qualifiées par le Ministère de la Justice, devront désigner des personnes assermentées pour leur apporter quotidiennement de quoi vivre.

Dorénavant, les déclencheurs d'alerte devraient être placés beaucoup plus en avant qu'actuellement.

Dès qu'un individu se rendra régulièrement sur un site djihadiste (nous avons les moyens pour le savoir), dès qu'un individu, par sa présentation, son habillement, ses conversations, se rapprochera du djihadisme, il devra savoir que la justice pourra prendre la décision de totalement l'isoler pour de nombreux mois sinon plusieurs années.

De bonnes âmes rétorqueront, immédiatement, que la méthode que je propose est trop inhumaine, et qu'on ne peut ainsi isoler totalement des êtres humains. Je les comprends, mais accepteraient-ils que, peu à peu, ces cellules cancéreuses que sont les djihadistes se multiplient et perpétuent de nombreux attentats ?

Si nous n'éradiquons pas ce cancer mortel qu'est le djihadisme, il va se généraliser et, alors, les moyens que devront employer nos Démocraties les rapprocheront de plus en plus des régimes totalitaires, comme nous le constatons actuellement en Turquie.

Faisons en sorte qu'en 2050, lorsque l'Humanité aura atteint les neufs milliards d'êtres humains, les Pouvoirs Publics d'alors ne soient pas incités, sinon obligés, de marquer de façon inviolable chaque être humain par une puce placée au plus profond d'un muscle, pour que chacun soit suivi, à chaque instant, quel que soit l'endroit où il se trouvera sur terre. Certes, ce traçage universel devrait faire en sorte qu'aucun crime reste impuni mais cela n'éradiquerait pas le cancer généralisé qui guette nos Sociétés. En effet, les cellules cancéreuses sont prêtes à se sacrifier pour remplir leur terrible mission. Il en est de même pour les djihadistes radicalisés.

 

René TREGOUET

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

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  • Emmanuel L.

    29/07/2016

    Loin de moi l'idée de juger votre solution, ce n'est pas mon rôle.

    Mais sauf erreur de ma part, l'accès à Internet est un droit fondamental qui a été validé en France par le Conseil constitutionnel en 2009 et qui a été reconnu par l'ONU en 2012.

    La question qui me vient à l'esprit en lisant votre article est donc : peut-on priver quelqu'un de ses droits fondamentaux pour quelque chose qu'il pourrait éventuellement faire ? Et de facto, peut-on priver quelqu'un de ses droits fondamentaux pour quelque chose qu'un membre de la famille pourrait faire ?

  • admin

    29/07/2016

    Je suis totalement en accord avec vous quand vous nous rappelez que le libre accès à Internet est un droit fondamental. Mais quand on constate que certains usent et abusent même de ce droit en voulant s'en servir pour inciter à tuer, il est aussi de notre devoir de trouver des parades à ces graves dérives.
    Aussi, il m'est nécessaire de répondre à vos questions : " Peut-on priver quelqu'un de ses droits fondamentaux pour quelque chose qu'il pourrait éventuellement faire? ". Il nous faut, malheureusement, apprendre à répondre OUI quand l'utilisation de ces droits fondamentaux peuvent conduire à la mort.Nous sommes bien loin des cueilleurs de liberté que nous étions au milieu des années 1990, mais devant le développement de maladies qui pourraient être mortelles pour nos sociétés, il nous faut envisager d'autres parades.
    Votre deuxième question : "Peut-on priver quelqu'un de ses droits fondamentaux pour quelque chose qu'un membre de la famille pourrait-faire?" est, elle aussi, très intéressante.
    N'oubliez que j'ai structuré mon édito sur la comparaison entre la progression d'un cancer dans un organisme et la progression du djihadisme dans nos démocraties. Tous les êtres humains seraient frappés de cancers si des cellules , les lymphocytes T, n'avaient pas un rôle essentiel de surveillance pour voir si certaines cellules ne sont pas en train de sortir de leurs rôles et pourraient devenir dangereuses. Heureusement , la plupart du temps, ces cellules potentiellement dangereuse sont mises dans l'incapacité de se développer par les lymphocytes T. Mais de temps en temps, ces cellules cancéreuses arrivent à séduire les lymphocytes T pour que ceux-ci continuent à proliférer et arrivent même parfois à faire que ces Lymphocytes T se transforment en complices. N'est-ce pas ce qui se passe dans nos sociétés quand des parents, des amis, des proches laissent leurs connaissances se radicaliser et utiliser des discours de haine. Si dès la première manifestation de radicalisation , un proche, jouant le rôle d'un lymphocyte T, stoppait cette démarche, soit par son autorité parentale, trop souvent disparue, soit par le raisonnement étayé sur de nombreux exemples, soit par la coercition si celle-ci devenait nécessaire, ce sont des milliers de djihadistes qui n'auraient pu éclore dans notre Pays.Aussi, OUI, si la famille accepte de continuer à vivre près d'un djihadiste reconnu, comme c'était le cas à Saint Etienne du Rouvray, en cas de décision d'isolement total de ce djihadiste , il faut que la famille ou les proches sachent qu'ils perdront, eux aussi, une grande partie de leur Liberté fondamentale, car en son temps, ils n'ont pas rempli leur rôle de Lymphocyte T.
    Mais il faut aller jusqu'au bout du raisonnement. Nous savons très bien que ce n'est pas en essayant, à priori, de réinsérer dans une famille ou dans un ensemble de proches qui en leur temps n'ont pas joués ce rôle essentiel de prévention face à la dérive de la personne qui commençait à se radicaliser, que nous pourrons atteindre le but recherché par un isolement total.
    Selon les chiffres officiels, il y a dans notre Pays, entre 5000 et 10000 personnes fichées S qui sont à surveiller et qui devraient, à mon avis, être totalement isolées, pendant un temps minimum de 150 jours. Dans un Pays qui compte 36000 villages et 65 millions d'habitants, il ne devrait pas être hors d'atteinte de trouver de 5000 à 10000 maisons isolées qui seraient équipées avec les moyens que je décris dans mon édito. Ces maisons étant systématiquement placées à moins de 500 m d'une gendarmerie ou d'un commissariat de police, nous pourrions atteindre un haut niveau d'efficacité, j'en suis convaincu.

    René TREGOUET

  • Emmanuel L.

    29/07/2016

    Bonjour et merci d'avoir pris le temps de me répondre.

    Malgré le fait que fait que mon premier commentaire n'avait pas pour but d’émettre une opinion personnelle mais simplement de rappeler un fait qu'il est pour le moment difficile d'ignorer si l'on voulait mettre en place votre solution, je vais cette fois me permettre de le faire.

    En partant du principe que votre solution soit viable et validé. Si l'on considère quelqu'un comme suffisamment "coupable" pour l'isoler du reste de la société, pourquoi ne pas le mettre en prison ?

    En effet, le but des prisons n'est-il pas entre autre d'isoler un individu de la société ? Et inversement, isoler un individu de la société comme vous le proposez, n'est il pas en soit une punition ? Si c'est vrai dans les deux sens, alors soit ils vont en prison, soit ils restent libres, mais je conçois difficilement de mettre des gens en "prison" hors prison pour quelque chose qu'ils n'ont pas encore fait.

    En revanche, oui les moyens de détection et de surveillance des individus potentiellement dangereux pourraient être améliorés (par exemple avec les algorithmes de détection d'anomalies que l'on trouve en apprentissage statistique), afin de pouvoir intervenir à temps.

    Pour ce qui est de proposer une solution à ce problème qui nous touche tous, si la question m'était posé, j'irais dans une autre direction : la médiatisation.

    En effet, je pense que l'un des soutiens les plus puissant du terrorisme, se trouve dans le traitement qui est fait de chacune des action terroriste par les médias. Ils ont selon moi, le plus grand des pouvoir pour enrailler ce problème.

    Car, qu'est qu'un attentat terroriste dont personne ou presque n'a entendu parler ? Pas grand chose de plus que ce qui arrive déjà souvent dans la vie, une journée dramatique pour quelques personnes.

    A l'inverse, en s'appliquant a diffuser au maximum chacune des nouvelles actions barbare qui surviennent tous les jours dans notre pays ou d'autres pays plus lointain, les médias (et les gouvernements à travers eux) jouent le jeu des terroriste et se chargent de transmettre la terreur au plus grand nombre...

    Si les médias avaient le bon sens de faire un traitement minimal voir nul de chacun des attentats terroristes, la population y prêterait certainement autant d'attention que pour tous les faits-divers qui ponctuent la vie de notre pays... Et petit à petit les terroristes perdraient certainement de l’intérêt pour ces actions qui ne terrorisant plus à grande échelle. Par ailleurs en se faisant l'écho de ses actions terroristes, les médias offrent aux personnes fragiles qui ne se sentent pas à leur place dans notre société, la notice et l'attention dont ils ont besoin pour se "venger" de cette société dans laquelle ils ne se sentent pas bien.

    Aujourd'hui grâce aux médias, un homme seul qui tue une ou deux autres personnes en criant une phrase qui évoque son allégeance à son dieu, peut mettre en alerte et sous tension la moitié de la planète... Voyez le pouvoir qu'on leur accorde !

    Nous avons le pouvoir de les priver de leur capacité à "terroriser" le plus grand nombre, en se retenant simplement d'en parler, en les ignorant. (Ce qui n’empercherait en rien, les forces de l'ordre de faire leur travail, et de traquer les individus potentiellement dangereux)

  • admin

    29/07/2016

    Votre question, comme pour les précédentes est pleine de bon sens : "Si l'on considère quelqu'un comme suffisamment "coupable" pour l'isoler du reste de la société, pourquoi ne pas le mettre en prison ?"
    Depuis des millénaires, c'est ainsi en la mettant en prison que l'on punit une personne qui a commis une faute.
    Mais nous ressentons bien maintenant que l'emprisonnement pour des personnes facilement endoctrinables est souvent une solution dangereuse pour la Société. Bien que cela n'ait encore jamais été prouvé, je suis convaincu que des endoctrineurs chargés de messages de haine se font volontairement emprisonnés pour repérer dans le milieu carcéral les cerveaux les plus fragiles qu'ils pourraient entrainer dans le malheur.
    Nous devons avec réalisme constater que ce sont nos sociétés démocratiques qui maintenant réunissent dans un même lieu, la prison, la plus haute densité de cerveaux influençables.
    C'est pourquoi, je propose une procédure totalement différente en préconisant un isolement individuel complet où l'endoctrinement serait beaucoup plus difficile, sinon impossible.
    Quant au rôle des médias la aussi vous avez tout à fait raison. Avec leur obligation vitale, si ils ne veulent pas disparaître face aux réseaux sociaux, d'une information en continu, les médias sont devenus des caisses d'amplification du signal et de résonance face à des signaux qui souvent ne mériteraient pas un tel traitement.
    Je vous invite à lire l'édito que j'ai écrit en 2001, immédiatement après les attentats du 11 Septembre.Je recommandais alors, et je m'adressais alors au Président Bush qui voulait, déjà, faire croire que nous entrions en guerre et s'engager dans des actions militaires spectaculaires. Dès cette date, j'avais dit qu'en réagissant ainsi avec du grand spectacle et une couverture médiatique universelle, nous allions faire des martyrs des quelques hommes ( et oui à cette époque, déjà, ils n'étaient que quelques dizaines à avoir organisé ces attentats) qui venaient d'attaquer la plus grande démocratie du Monde; Mais le petit grain de sable que je suis n'a, bien entendu, changé en rien le cours de l'Histoire et nos gouvernants sont allés dans le grand spectacle.
    Ce n'est que quelques années plus tard que les américains ont rejoint mes préconisations, sans m'avoir lu, bien entendu. Ils ont commencé à détruire avec leurs drones des cibles ( généralement) bien repérées. Des milliers d'adeptes d'El Quaida sont ainsi disparus sans se transformer en martyres. Si dès le départ, en 2001, nos Démocraties avaient réagies ainsi, notre Monde n'en serait pas où il en est aujourd'hui.

  • Jack Teste-Sert

    30/07/2016

    Il y a bien eu durant la dernière guerre, un courageux qui s'est fait enfermé volontairement à Auschwitz pour être informé des abus qui s'y déroulaient ! Mais là aussi, pourquoi en faire la pub ?

  • emilien

    19/08/2016

    Merci pour l'ensemble de ces réflexions. Vous mettez le doigt sur une situation permanente de notre société. Les capacités d'analyses existent et les apports de divers individus offrent des solutions évidentes et facilement réalisables si la volonté existe. Mais, quel décideur applique des propositions non-issues de structures institutionnelles? Même ce que nous appelons actuellement les thinks-thanks ou clubs de réflexion sont écoutés mais rangés dans la catégorie des outils qui démontrent notre "liberté" et non dans les fournisseurs normaux de pistes d'évolution. Il y a dans cette situation une notion perverse d'évaluation des processus régaliens qui bloque notre société. Comme si la peur de l'innovation était plus forte que la nécessité d'évoluer.

    Sur le point précis de la sanction judiciaire, je suis persuadé qu'une procédure de réparation serait utile et pédagogique. Imaginez que les agresseurs de toute origine soient astreints à réparer non financièrement mais physiquement les dommages provoqués. Aider, assister au quotidien la personne dont la mobilité est réduite qu'il s'agisse d'un accident, d'un attentat ou d'une agression. Impliquer la famille in solidium pour les mineurs! Réparer par son travail les destructions et dégradations effectuées. Tout cela ne serait-il pas plus pédagogique et formateur que l'incarcération, dont nous voyons bien le peu d'efficacité?

    Voilà les réactions sans doute basiques que me suscitent ces pages. Mais surtout merci de continuer.

  • BONAN

    4/09/2016

    C'est un sujet sérieux et tout cela ,peut-on en parler VRAIMENT SERIEUSEMENT ? ,voir la vérité en face et la dire ? L'immigration ,mais ce n'est pas nouveau , les problèmes actuels que nous avons sur les bras ne sont pas nouveaux . Ils ont TOUJOURS EXISTE ! Sauf qu'aujourd'hui , ils sont la conséquence le résultat DE L'AUGMENTATION du nombre DES IMMIGRANTS qui a s'amplifie d'une façon délirante parceque :sciemment volontairement et incontrolée. SHOENGENest la cause de tout cela ? Mais comment? qui a inventé SHOENGEN ? quelle est la source de ses droits ? l'EUROPE n'a pas besoin de SCHOENGEN pour exister IL N'ETAIT PAS PREVU DU TOUT !
    Mais il n'y a pas que SHOENGEN,car que je sache si la double nationalité pour les algériens (qui a été instaurée très discrètement) remonte aux accords d'Evian et si l'on avait voulu en tirer des conclusions et les publier à l'époque ,on ne serait pas comme aujourd'hui a ce stade bordélique.On aurait peut-être compris aussi que le Maroc et la Tunisie ne pouvaient qu'être bénéficiaires de cette équivalence ..Un certain Ministre des Affaires Etrangères aurait été sur la sellette..On nous a servi des bobards de toute sorte et laissé sans contrôle réel grossir le flot
    Mieux on a instauré un numérus clausus à l'encontre des étudiants en Médecine français , qui sacriifie l'avenir de beaucoup de jeunes , pour que des Etrangers qui faisaient leurs études de Médecine en France, trouvent eux , la possibilité et de la place libre , pour exercer en France et ne plus de retourner dans leur pays d'origine..Et aujourd'hui pour couronner le tout on nous annonce que la France manque de Médecins? ! Sans animosité aucune : ON SE FICHE DE MOI et de TOUS LES CITOYENS DE CE PAYS ?!
    C'est la classe politique TOUTE ENTIERE(et tous Gouvernements qui continuent de gouverner) QUI A LAISSE S'INSTAURER CETTE SITUATION ACTUELLE que nous subissons .Qu'on le veuille ou non c'est elle qui est responsable et pas les citoyens.. De plus tant que l'Etat devra s'endetter et obtenir des crédits par le truchement de Banques privées , l'Etat Français sera en faillitte .Ce n'est pas une opinion que j'exprime , je cite des faits !

  • Bruno L

    29/07/2016

    Je trouve cette méthode prometteuse, novatrice et excellente mais difficile à mettre en œuvre et à terme dangereuse.

    Mise en œuvre difficile car la Justice en France dispose des moyens informatiques et télécoms de 2010. Certes quelques cellules spécialisées ont des moyens dignes de ce nom mais dans les TI, TGI et autres tribunaux on vient juste de sortir de l'ère de la photocopie.

    Dangereuse car comme pour les antibiotiques, l'utilisation peut comporter des risques. Demain, on pourra utiliser cette nouvelle arme contre des sectes, mais aussi contre Greenpeace ou des groupes d'opposition aux partis en place ou des mouvements citoyens contres les fonds de placements et les ultra-riches.

    Cependant le jeu en vaut la chandelle.
    La Liberté a un prix. La Liberté n'est jamais donnée mais toujours acquise.

  • Remy.B

    29/07/2016

    Votre billet et très intéressant, comme votre approche du terrorisme en comparaison au cancer.

    Mais comme vous le suggérez, je trouve certaines de vos propositions un peu trop extrêmes et vous omettez d'ailleurs un aspect important de la lutte contre le cancer, sa prévention.

    Comme pour le cancer, les mesures que vous préconisez et que de plus en plus de politiques mettent en avant ne sont que le dernier recours. La dernière tentative quand il est déjà trop tard et que le mal est déclaré. Or pour être le plus efficace vis-à-vis de ce genre de mal. Il faut nécessairement s'attaquer aux causes et pas seulement aux conséquences. C'est pourquoi je pense qu'il faut différencier deux axes de bataille, celui du temps long, et celui du temps court.

    On sait aujourd'hui que le cancer a statistiquement moins de chances de se développer dans un corps sain. C'est pourquoi on préconise aux gens de faire du sport, de manger 5 fruits et légumes et d'éviter la pollution. Au même titre je crois que cette montée rapide du radicalisme en France est le symptôme d'une société malade. Avec des jeunes qui n'ont pas su trouver leur place, qui sont en quête de sens, que l'éducation française n'a pas su armer contre ce danger et qui échouent à encadrer efficacement les victimes de problèmes mentaux. L'EI se contente d'exploiter nos faiblesses. Je ne comprends pas pourquoi aucun politique ne met en avant cette réalité. Il me parait indispensable aujourd'hui pour lutter contre le terrorisme de s'attaquer aux inégalités, d'armer la jeunesse d'un esprit critique solide et d'encadrer bien plus efficacement les gens atteints de trouble mentaux. Comme pour le cancer, plus il est détecté tôt, plus il sera facile à traiter. Voilà pour le temps long. Ces mesures prendront sans doute des années voir des décennies à porter leur fruit, donc même si elles sont indispensables elles ne peuvent suffire.

    Pour le temps court, je pense comme vous que notre façon de gérer les personnes radicalisées n'est pas suffisante. Néanmoins je ne pense pas que les couper du monde soit la solution. Du moins pas dans un premier temps. La personne va se sentir persécutée, ce qui risque de légitimer sa radicalisation. Comme vous le dites, leur place n'est pas en prison. Cela ne servirait qu'à les radicaliser un peu plus. Pour moi il est nécessaire d'isoler ces gens dans des camps ou prisons qui leur sont dédiés. À la fois pour les garder sous contrôle, mais aussi pour travailler avec eux à leur "dé-radicalisation". Bien qu'il soit souvent trop tard pour cela, cela pourrait au moins nous servir de laboratoire pour analyser les causes de leur radicalisation. Il faut communiquer avec ces gens. Leur demander pourquoi ils ont cette haine envers notre société, essayer de leur faire comprendre que la religion ne prône pas la mort. Leur faire rencontrer des jeunes qui sont revenus de Syrie, amers et pleins de regrets et que le monde que propose l'EI n'a rien d'enviable. Cela peut paraître utopiste... ce n'est pour moi qu'une première étape. Si des progrès sont effectivement remarqués. Pourquoi pas ensuite les assigner à résidence. Leur donner une chance tout en maintenant le contrôle, c'est à dire les cloisonner à un périmètre restreint et plutôt que de les couper du monde, les garder en permanence sous surveillance, lister leur historique de navigation, écouter leurs appels, etc., pour s'assurer qu'ils ne "rechutent" pas. Si cela s'avère aussi un échec. Alors il devient nécessaire d'isoler complètement l'individu de la société afin d'éviter un drame.

    Tout cela ne représente que ma vision personnelle et peut évidemment être discuté.

  • Lucie L.

    1/08/2016

    Merci pour ce commentaire clair et éclairé. Je n'aurais su mieux dire.

  • Lucie L.

    1/08/2016

    Merci pour ce commentaire clair et éclairé. Je n'aurais su mieux dire.

  • Duplan C.

    2/08/2016

    Je ne partage pas votre avis, quand à les couper du monde... La solitude au contraire est la meilleur méthode pouvant conduire à l'introspection.

    Il ne faut pas oublier que la religion, vue d'en bas par les couches les plus défavorisés, est avant tout un échappatoire, un espoir face à l'oppression d'une société.

    Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le taux de croyants reste élevé dans les pays du tiers monde alors que dans nos sociétés (où les libertés et le niveau de vie jusqu'à pas si longtemps étaient confortables) il n'a fait que s'étioler.

    Or ces jeunes issus des banlieux, où franchement comme idéal de vie il y a mieux, n'échappent pas à cette règle avec leur propre mort comme issue de secours.

    Par solitude, il faut comprendre celle accompagnée par des gens capables de satisfaire à leur demande de religiosité tout en les ramenant sur le chemin de l'humanité; de vrais musulmans aptent à faire comprendre que le Djihad dans le Coran c'est d'abord et avant tout un combat, une lutte envers soi-même, comme nos travers, nos perversions avant d'être dirigé contre les autres.

  • Remy.B

    16/08/2016

    Effectivement, je me suis sans doutes mal exprimé... Dans mon imaginaire, les couper du monde ne doit devenir "nécessaire" qu'en dernier recours, quand tout a déjà échoué.

    J'aime beaucoup votre approche quant a l’accompagnement "par des gens capables de satisfaire à leur demande de religiosité tout en les ramenant sur le chemin de l'humanité"

    La meilleure façon de parler à ces gens et sans doutes de montrer patte blanche et chercher à parler le même langage. Néanmoins j'ai du mal à imaginer de qu'elle façon on pourrait entraîner des personnes radicalisé à rencontrer ce genre "d'accompagnateur" sans créer la méfiance vie à vie de celui-ci.

  • christophe T.

    29/07/2016

    Bonjour,
    A la première lecture l'idée me semblait bonne. mais en examinant votre site je me pose des questions quant à votre solution (trop facile) d'isolement.
    De plus si on continue votre analogie, pourquoi ne pas faire une ablation de la tumeur ? C'est une pratique courante dans le traitement des cancers.

    Pourquoi ne pas s'orienter vers les neurosciences ? Un de vos articles indique que la perte d'empathie indiquerait une démence :
    http://www.rtflash.fr/demences-perte-d-empathie-oriente-diagnostic/article
    Pour commettre ces crimes, il faut être totalement dénué d’empathie envers ses victimes. Les djihadistes ont plus besoin d'un traitement psychiatrique pour sortir de leur enfermement "idéologique" que d'un isolement.

    Vous parliez aussi d'internet et je suis surpris que vous ne parliez pas non plus de l'enfermement algorithmique avec les suggestions de youtube et facebook. Avec Youtube, plus vous regardez un sujet plus il vous en propose plus. C'est sympa pour les clips ou les documentaires, mais dangereux lorsqu'il s'agit de propagande nauséabonde ...

  • admin

    29/07/2016

    Bonjour,

    Pour souligner, comme vous me le proposez, le rôle joué par les réseaux sociaux dans la situation actuelle, je vous invite à relire la troisième phrase de mon édito :
    " Sans Internet et les réseaux sociaux qui se sont multipliés dans cette dernière décennie, le développement du djihadisme n'aurait pu se faire. "

    Cordialement

    René TREGOUET

  • Jack Teste-Sert

    30/07/2016

    Les mécanismes retournés du "JE PENSE, DONC JE SUIS"

    En des périodes de relâchement des consciences, il semble utile de rappeler quelques notions fondamentales sur les énergies de conscience que l'on se retourne, surtout celles angoissées et / ou obsessionnelles :

    - l'énergie de l'esprit est NEUTRE. Elle n'a aucun jugement, aucune direction préférentielle à part celle que l'on lui donne !

    - par contre, pour nous SERVIR au mieux, elle se doit d'être LITTÉRALE et EFFICACE.

    C'est donc à soi de comprendre que cette efficacité précise est là pour NOUS SERVIR, pas pour nous contraindre à des hypnoses diverses et insensées.

    Se dire souvent libéré de nos auto-hypnoses nous libère réellement !

    Là aussi c'est littéral et efficace, autant que nous n'en doutons plus !

    Toute pensée compte et peut faire immédiatement une différence qui se cumulera avec les pensées du même type.

    Nos énergies ne sont qu'une sorte d'accumulateur des énergies de pensées choisies, via notre conscience.

    C'est cette précision sûre et rigoureuse que nous avons à exploiter du côté qui nous sert le mieux !

    La perfection choisie n'a pas de limite, car la pensée n'en a point ! Il faut s'y appliquer constamment !

    Travaillez-le sans y voir de difficulté, rien qu'avec optimiste, tout votre entourage aussi, et vous y verrez vite des résultats probants si à persévérer.

  • Mo

    4/08/2016

    Bonjour,

    J'ai apprécié votre article suggérant l'analogie entre djihadisme et cancer.

    Outre le fait que le cancer sous toutes ses formes ne soit inoculé par personne, il n'en devient pas pour autant un phénomène de génération spontanée, mais puise ses racines dans des sources multifactorielles qui ont été partiellement développées dans différents posts.

    Le djihadisme et son train de mesures de rétorsion plus ou moins bien contrôlées, et de plus en plus erratiques puise une de ses sources dans les décisions d'interventions militaires courageuses de la France. Il est à noter que l'argument devient de plus en plus tenu avec le développement d'opérations terroristes en Allemagne.

    Vous le dites, un cancer n'est détecté que par la "masse" principale qu'il constitue. Mais dans le même temps, et pour bon nombre de cancers, la migration invisible a déjà commencé via la prolifération des métastases.

    Un individu ne peut à la fois se trouver radicalisé (qu'importe l'origine), voire prêt à passer à l'action, sans que pour le moins, son entourage le plus proche -Parents, fratrie, amis, relations, etc.- n'aient pu remarquer aucun changement dans ses habitudes ou son style de vie : cesser de boire, de fumer, prier, tenir des propos extrémistes.

    Dans la suite de votre raisonnement, ces agissements parfaitement identifiés pourraient être identifiés aux métastases, avant même que la cellule source, la "masse" qui se prépare à agir ne puisse être identifiée.

    A priori, toutes celles, et ceux, ayant eu connaissance de ces "mutations" structurelles profondes et évidentes de-s l'individu-s, pourraient être contraints à faible coût, de signaler les faits constatés, afin que les services de Police fassent l’économie d'enquêtes, les plus souvent a-postériori ; Enquêtes qui consistent à remonter les filières que chacun connaît.

    Cette forme d'omerta à des conséquences délétères, mais selon mon raisonnement, elle est à responsabilité au moins égale, si ce n'est plus encore, avec l'auteur de l'acte terroriste commis.

    Je suis d'accord avec l'argument relatif à l'isolement. Toutefois, les moyens financiers sont déjà outrepassés et la solution me semble difficile à mettre en œuvre sans alimenter le terreau des recruteurs les moins scrupuleux -vous le dites à raison-.

    Cette tribune est libre, aussi j'irai plus avant dans ma réflexion, si vous me l'accordez.

    On peut gloser sur les méthodes prises pour endiguer la criminalité endémique à New-York, mais on ne peut contester que l'ensemble de l'action politique a consisté à un accroissement considérable des effectifs et des moyens techniques et technologiques.

    La police omniprésente contrôlait tout et partout avec une réactivité sans faille (ce qui n'a pas manqué d'alimenter des critiques du reste assez souvent justifiées).

    Le moindre ticket de métro non oblitéré vous envoyait au poste, ainsi que toutes les infractions les plus mineures (je vivais aux USA à cette époque). Aussi, dès lors qu'une seule micro ou nono-métastase identifiée via ces faits mineurs, c'est alors l'ensemble des proches et des moins proches qui se trouvait fichée (empreintes papillaires, prélèvement ADN etc.), avec à la clé une mise en garde extrêmement sévère pour la totalité des individus en relation directe ou indirecte avec l'auteur de l’infraction.

    La prise de conscience par les familles notamment et tous les proches est devenue de plus en plus forte, au plus les actions policières d' "anticipation" se multipliaient. Le paradoxe, lui aussi incontestable est que le nombre de détenus n'a pas augmenté pendant les années de "régulation" de cette hyper criminalité, et dans le même temps -quelques années-, les effectifs de Police ont été considérablement réduits.

    Je ne viens pas dire qu'il faudrait ficher à tout va, mais verrais d'un bon œil que que des mesures coercitives puissantes soient facilement mises en place, en remplacement des peines des prisons pour les "métastases".

    Si l'argent est une des racine de tous les maux, le risque pour tous les proches (métastases) d'une cellule "masse" de se voir couper de tous subsides versés par l’État sous toutes ses formes, soit en une seule fois, ou de façon progressive, pourrait avoir un impact extrêmement puissant qui n'aurai pour but que de pousser à la dénonciation d'attitudes "mutantes".

    Il faudrait nécessairement assurer les informateurs de métastases [Tepscan par exemple] contre toute forme de poursuite, et s'attendre à devoir juger avec sévérité les "délateurs en tous genres" qui ne manqueraient pas de se voir pousser des ailes. Mais la Justice possède les moyens d'actions pour endiguer le phénomène.

    J'espère que personne ne pense que les "déviants" les villes, banlieues, villages etc. vivent isolément et ne se connaissent pas ! Tout au contraire, ces groupes très structurés forment une véritable "famille" -je préfère omerta- : soit pour agir ensemble, soit pour s'affronter pour la défense de territoires abritant trafics d'armes et économies répréhensibles.

    Les métastases se multiplient pour tendre le tapis rouge à la tumeur "masse", et de la même façon le petit/moyen banditisme ainsi que le terrorisme agit exactement de la même façon.

    Si les TV poubelles ne faisaient pas leurs choux gras à rapporter "pour l'audience et l'argent", en continu, des informations bien souvent démenties ultérieurement, le travail de traqueurs (en l’occurrence la chimiothérapie) -ciblée ou non- s'en trouverait considérablement renforcé.

    Il y a là la perte véritable du travail du journaliste d'investigation au profit d'un voyeurisme malodorant et pervers au service de la communication des individus les plus dangereux ; mais cela à déjà été écrit.

    Dans l'affaire de ces contrôles systématiques et à outrance, le citoyen lambda n'aurait rien à craindre évidemment, même en cas d'enquête. Par contre, le futur terroriste -résident en France naturellement- aurait tout à redouter de ses proches, ou relations éloignées, qui pourraient de ce fait fort bien remplacer les anciens services des RG qui, quoi qu'on en dise, avaient bel et bien leur utilité.
    Pour ce qui est des djihadistes en provenance de l'extérieur, les services de Police aux frontières et les douanes devraient tout autant voir leurs moyens en hommes et en technologies, considérablement amplifiés.

    Cela semble un non sens d'attaquer un cancer par ses métastases, avant même qu'elles ne se soient déclarées "visibles". Mais in fine, le procédé qui nécessiterait une véritable volonté politique, un financement conséquent et des mesures judiciaires drastiques pourrait avoir l'intérêt d'anticiper sur les actions meurtrières que nous avons connues et allons probablement connaître encore.
    Et par le même moyen d'action, rien n’exclurait d'adjoindre à ces méthodes, la dénonciation à l'identique des pourvoyeurs de drogue et autres malfaisants.

    PS : Concernant la drogue, je dois dire que les ressources en matière de nouvelles molécules contenues dans certaines substances naturelles s'avèrent outre-atlantique être une alternative à bien des traitements anti-douleur notamment. Mais ceci est une autre affaire !

    Cordialement,

  • Harry

    5/08/2016

    Bonjour, je vais tenter de faire bref et concis, sans m'attarder sur les multiples problèmes de votre analyse :

    Isoler quelqu'un de la société, des droits normaux et de la liberté (l'empêcher d'exercer une profession, de gagner sa vie, avoir des activités etc.) est une punition. C'est le rôle de la prison.

    L'isolement cellulaire prolongé est une torture.

    Torturer n'est pas punir.
    Torturer, c'est se venger.
    La torture est un crime et à ce titre illégale.
    De la torture ne découle jamais la vérité, uniquement ce que le supplicié pense devoir dire pour que la torture s'arrête.

    La torture va provoquer des effets nocifs irréversibles tels que :
    Anxiété, dépression, haine, mauvais contrôle de ses impulsions, violence physique et verbale, troubles cognitifs, distorsions de la perception, paranoïa, psychose, automutilation etc...

    Beaucoup de ces gens finiront par être libres à nouveau.

    Que le système de prison soit défaillant, je veux bien l'admettre. Mais en aucun cas cela n'autorise l'État à s'attribuer des droits qu'il n'a pas.

    De plus qu'est ce que le terrorisme ? Citation Wikipédia :
    "Peu de mots sont aussi chargés, politiquement ou émotionnellement, que « terrorisme ». Une étude de l'US Army datant de 1988 a recensé plus de 100 définitions de ce mot."

    Ma question est donc : faut-il punir ces gens, ou les torturer, comme vous le proposez, sur la base d'une définition floue et arbitraire ?

  • JBF

    22/08/2016

    pourquoi aller chercher si loin, on pourrait juste leur couper la langue, leur crever les yeux, pour les emecher de communiquer, voir mieux, les empecher de penser....

    tout ce proces à internet, sa cache quelque choses... peut etre un procès d'intention...

    personnellement, j'empecherais bien dans ces conditions mon dit Sénateur Honoraire de propager de telle idées...

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