RTFlash

RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 337
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 19 Mai 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
Les Suédois confirment leur première place européenne comme utilisateurs de l'internet
Star Wars fait prendre au cinéma le virage du tout numérique
Une machine à laver intelligente et...féministe !
La Géolocalisation Wi-Fi : une technologie très prometteuse
Les RFID s'imposent dans la gestion des flux de transports
Avenir
Les robots se reproduisent aussi !
Un bras robotisé contrôlé par la pensée
Les robots de compagnie et de services seront une réalité d'ici 10 ans
Le contrôle du fonctionnement moléculaire ouvre la voie vers les nanomachines
Matière
Nouveau procédé d'utilisation des nanotubes pour les écrans plats
Un éclairage urbain deux fois moins gourmand en énergie
Espace
La Nasa prépare l'après navette spatiale
Vivant
Lien entre cancer du cerveau et téléphone portable en zone rurale
La mort subite bientôt prévisible ?
Un vaccin contre l'obésité bientôt expérimenté
Cholestérol : les oméga-3 seraient plus efficaces que les médicaments ?
Congrès de l'ASCO : la lutte contre le cancer franchit une nouvelle étape grâce aux médicaments ciblés
Vers le dépistage précoce du cancer de l'ovaire
Plus de 500 000 complications médicales, dont près de la moitié seraient évitables
Statines et ezetimibe : un duo de choc contre le cholestérol
Homme
Les Français peuvent effectuer directement leur changement d'adresse via internet
Jeux vidéo : duel de titans entre Microsoft et Sony
Microsoft va lancer un offre globale payante de protection des PC
Edito
Les connexions directes sur le cerveau font des progrès vertigineux



Les amateurs de science-fiction se souviennent certainement du film "Firefox", sorti en 1982. Le héros, un agent américain incarné par Clint Eastwood, avait pour mission de s'emparer d'un avion de chasse soviétique révolutionnaire qui pouvait être piloté directement par la pensée ! Si cette idée de commande télépathique relevait de la pure science-fiction il y a 20 ans, elle est aujourd'hui en train de sortir des laboratoires et appartient désormais au domaine du possible. Cyberkinetics Neurotechnology Systems Inc. (Foxborough, Massachusetts) a démontré l'utilisation d'un réseau de micro-électrode implantable qui, combinée avec un système de traitement du signal numérique, forme une interface appelée « BrainGate », qui a été utilisée pour permettre à la pensée de contrôler la télévision.

La société indique également avoir reçu l'approbation de l'organisme de régulation américain sur les produits alimentaires et les médicaments (Food and Drug Administration ou FDA) pour l'utilisation limitée d'une interface similaire appelée NeuroPort. NeuroPort n'est pas destinée à permettre aux patients de contrôler un ordinateur avec leurs pensées mais à permettre un contrôle temporaire et une analyse de l'activité électrique du cerveau, affirme la société. Cyberkinetics précise que la diffusion étendue du système NeuroPort est prévue dès la fin 2006. Dans le même temps, un homme paralysé, d'origine américaine, est devenu la première personne à bénéficier de BrainGate, qui lui permet effectivement d'utiliser ses pensées pour contrôler une télévision, selon un reportage récent de la BBC.

Matthew Nagle, 25 ans, s'est retrouvé paraplégique après une attaque au couteau en 2001, indique la BBC, ajoutant que M. Nagle est entré dans le programme BrainGate à l'hôpital Sinai de Nouvelle Angleterre (Massachusetts) l'été dernier. Ces essais sont menés dans le cadre d'une exemption d'appareil d'investigation de la FDA, qui prévoit l'implantation, sur une période de 12 mois, du système BrainGate sur cinq patients atteints de quadriplégie due à des blessures de la colonne vertébrale, d'une attaque cardiaque ou d'une dystrophie musculaire. La période de 12 mois pour le premier patient de l'étude devrait se terminer au mois de juin 2005.

Le développement n'est pas entièrement nouveau. Des chercheurs d'autres pays ont montré qu'il est possible de former des personnes pour bouger le curseur d'un ordinateur tout en portant un casque doté de 64 électrodes qui captent les ondes du cerveau, ce qui a pour avantage de ne pas être envahissant.

Le capteur BrainGate est constitué d'une matrice en silicium qui contient 100 électrodes, chacune plus mince qu'un cheveu humain. Après une intervention chirurgicale lourde, la matrice est implantée sur la surface du cerveau, où elle capte les signaux électriques provenant du cerveau. Un connecteur en émerge et transfert les signaux reçus à un système robotisé. Un logiciel de traitement du signal distinct analyse alors l'activité électrique des neurones et la traduit en signaux de commande destinés à être utilisés dans un grand nombre d'applications informatiques. M. Nagle a utilisé le système pour allumer et éteindre un téléviseur, pour contrôler le volume et pour manipuler une main de robot. ( Voir articles de la BBC et du Register).

Toujours dans ce domaine de la télécommande télépathique, le clou du CeBit de Hanovre 2005 a été l'innovation présentée par g.tec Guger Technologies, une société autrichienne, qui propose un ordinateur de poche contrôlé par la pensée. Grâce à deux électrodes placées sur l'ordinateur et sur les tempes de l'utilisateur, Christopher Guger a montré comment il pouvait déplacer le curseur par sa seule volonté. "Chaque pensée produit des changement dans les ondes transmises au cerveau", a expliqué le Dr Guger, ajoutant : "certaines pensées déclenchent des changements spécifiques qui peuvent être identifiés par l'ordinateur et utilisés pour produire certains effets". L'appareil, conçu par un industriel autrichien, est livré avec des électrodes, des capteurs de contacts crâniens, un écran et des logiciels d'application. Le patient s'entraîne, par l'exercice de la maîtrise de la pensée, à mettre le curseur de l'écran à droite, puis à gauche. Une fois acquise la maîtrise de l'appareil, les entrées sorties du BCI Pocket peuvent être branchées pour effectuer d'autres télécommandes. Outre Atlantique, à L'Université de Pittsburgh, des chercheurs en collaboration avec des roboticiens ont mis au point un bras robotisé contrôlé par la pensée. Constitué d'une épaule, d'un coude mobile et d'une pince en guise de main, ce bras agirait comme celui d'un humain (reproduction de gestes d'ordre primaires). Grâce à un système de sondes et de capteurs directement insérés dans le cerveau (expérience menée sur des singes), le bras robotisé suit les directives imposées par la pensée ou la volonté du singe !

Enfin, il y a quelques jours (Voir article), et notre article "Un bras robotisé contrôlé par la pensée », dans notre rubrique "Neurosciences"), une autre équipe de scientifiques du CHU de Duke, Caroline du Nord) qui a entraîné des singes à manoeuvrer un bras mécanique par la pensée a annoncé que les premiers tests sur 11 personnes atteintes de la maladie de Parkinson prouvaient la viabilité de cette approche par Interface Cerveau-Machine (BMI en anglais) sur les humains. Des électrodes, correctement implantées dans le cerveau (l'opération est réalisée sous la direction du patient resté conscient) transforment les impulsions en signaux capables de télécommander les mouvements d'une prothèse robotisée ou d'un fauteuil électrique. Les espoirs sont très grands, notamment chez les amputés et les tétraplégiques. Ces différentes recherches montrent donc que notre cerveau peut directement agir, via une interface adéquate, sur le monde physique. Mais ce qui est envisageable dans un sens l'est également dans l'autre : Sony, le fabricant de la PlayStation, a ainsi déposé début 2005 un brevet pour une technologie permettant de transmettre directement des informations sensorielles au cerveau. Cette technologie, qui fait l'objet d'un brevet américain, pourrait être un jour utilisée pour la création de jeux vidéo dans lesquels il serait possible de sentir ou de goûter. Ce brevet développe une technique permettant d'envoyer des pulsations ultrasoniques à des zones spécifiques du cerveau pour induire des "expériences sensorielles", comme les odeurs, les sons et les images. Cette double possibilité d'agir directement sur le réel par la pensée et de transférer directement dans notre cerveau sensations et émotions va démultiplier de manière prodigieuse nos champs et possibilités d'action et de réflexion dans tous les domaines et va nous contraindre à repenser nos conceptions du réel et nos formes de relations humaines, sociales et culturelles. Confronté à un e réalité infiniment plus vaste, plus riche mais aussi plus déstabilisante et fondamentalement fluctuante, l'homme va devoir s'adapter, injecter du sens à ce déluge technologique et définir une neuréthique qui donne une finalité à cette nouvelle étape de l'aventure humaine. A une vitesse foudroyante, les mondes virtuels se préparent à envahir notre monde réel. L'humanité est-elle prête ?

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Les Suédois confirment leur première place européenne comme utilisateurs de l'internet
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Les Suédois sont les premiers utilisateurs de l'internet dans l'Europe élargie, avec un taux d'utilisation de 82 %, tandis que la Grèce (20 %) est en queue de peloton, selon une enquête réalisée au 1er trimestre 2004 par Eurostat. Selon le rapport de l'office européen de statistiques, 47 % des particuliers (âgés de 16 à 74 ans) et 9 entreprises sur 10 ont utilisé l'internet dans l'UE à 25 au cours du premier trimestre de l'an dernier. De janvier à mars 2004, les plus hauts niveaux d'utilisation de l'internet par des particuliers ont été enregistrés en Suède (82 %), au Danemark (76 %) et en Finlande (70 %), tandis que les taux les plus bas ont été observés en Grèce (20 %), en Hongrie (28 %), en Lituanie, en Pologne et au Portugal (29 % chacun).

Il faut toutefois noter que les données à ce sujet n'étaient pas disponibles pour la Belgique, la République tchèque, la France, l'Irlande, Malte, les Pays-Bas et la Slovaquie, qui ne figurent donc pas dans le classement d'Eurostat. En moyenne, la proportion d'hommes consultant l'internet (51 %) était supérieure à celle des femmes (43 %), une tendance générale à l'exception des pays baltes et de la Finlande où l'utilisation était sensiblement la même chez les hommes et les femmes. Trois quarts des jeunes de l'UE à 25 âgés de 16 à 24 ans ont utilisé l'internet début 2004. Plus de la moitié des personnes âgées de 25 à 54 ans s'en sont également servi et un quart ou moins des 55-74 ans.

Pour ce qui est des entreprises de plus de 10 salariés, les utilisations les plus intensives ont été enregistrées au Danemark et en Finlande (97 %), ainsi qu'en Belgique et en Suède (96 %). Les niveaux les plus faibles ont en revanche été observés au Portugal (77%), en Hongrie (78 %), en Lituanie (81%) et à Chypre (82 %). Concernant les connexions à large bande, qui offrent un accès beaucoup plus rapide à l'internet, 36% des ménages danois en disposaient début 2004, 21 % des Finlandais et 20 % des Estoniens. Du côté des entreprises, 53 % en disposaient, les niveaux les plus élevés se situant au Danemark (80 %), en Suède (75 %) et en Espagne (72%).

Eurostat

Star Wars fait prendre au cinéma le virage du tout numérique
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Avec "Star Wars - La Revanche des Sith", présenté à Cannes non plus à partir de pellicules mais d'un serveur et d'un projecteur numérique, le cinéma est sur le point de prendre le virage du tout numérique, de la captation à la diffusion, malgré la réticence des exploitants qui ne veulent pas être seuls à assumer les énormes investissements. Une vingtaine de films, dont "Sin City", de Frank Miller et Robert Rodriguez (en compétition), ou encore "The Power of nightmares" d'Adam Curtis (hors compétition) seront également projetés en numérique.

Pionnier des effets spéciaux, George Lucas avait été le premier à réaliser une projection numérique, en 2002, déjà à Cannes pour l'épisode II de sa saga. "Aujourd'hui, nous ne sommes plus à l'époque du test, l'industrie du cinéma est vraiment sur le point de prendre le virage du tout numérique", explique Yves Louchez, délégué général de la Commission supérieure technique de l'image et du son (CST), association chargée de promouvoir l'évolution technique du cinéma.

"Non seulement +La Revanche des Sith+ est projetée ici en numérique, mais le film sortira le 18 mai en France en numérique, dans une dizaine de salles équipées", ajoute M. Louchez. Sur 4.500 salles en France, "dix équipées en numérique, évidemment c'est peu, mais cette migration est inexorable", affirme encore M. Louchez.

Les exploitants n'y voyant pas leur intérêt immédiat, ils attendent donc un geste des distributeurs et producteurs. A moins que la France ne s'inspire du modèle britannique, où le UK Film Council va financer l'équipement de 250 salles. Il faut dire qu'à 70.000 euros par projecteur, contre 35.000 euros pour un équipement traditionnel, auquel il faut ajouter le prix d'un serveur, soit 15.000 euros, le numérique n'est pas un mince investissement. Peu de pays ont franchi le pas, même si aux Etats-Unis une trentaine de blockbusters sortent déjà chaque année sur ce nouveau support. En Europe, la Belgique est la mieux dotée, avec quelque 200 salles du réseau Kinépolis. En Asie, la Chine a sauté directement le pas, comptant aujourd'hui plus de 200 projecteurs numériques.

L'intérêt du tout numérique, illustré par le travail de Lucas, est le "lissage dans la chaîne de production", explique M. Louchez. L'étape de la diffusion est également facilitée, grâce à l'immatérialité du support. Un film, stocké sur un disque dur, peut en effet très bien être transmis vers une salle via satellite ou un réseau à fibre optique. Ceci offre le possibilité de diffuser un nombre quasi-illimité de langues ou encore de faire de la programmation publicitaire ciblée.

Les constructeurs, qui se sont mis d'accord sur une technologie unique, la DLP de Texas Instrument, y voient un marché énorme, partagé entre les fabricants de matériels de captation, de post-production, de projecteurs et de serveurs. "Aujourd'hui, on admet que le parc de salles équipées double chaque année, précise M. Rémond. Sur les 160.000 salles dans le monde, 1.000 devraient l'être à la fin 2005".

AFP

Une machine à laver intelligente et...féministe !
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Les tâches ménagères ne relèvent plus uniquement de la compétence féminine grâce à une machine à laver "intelligente" tout droit arrivée d'Espagne et qui vient au secours des ménagères. Your Turn est la nouvelle invention du designer espagnol Pep Torres et "ce nouvel appareil électroménager est vraiment révolutionnaire : non seulement il lit et utilise comme démarreur les empreintes digitales, mais surtout il refuse de démarrer si on lui présente la même empreinte deux fois de suite", explique Panorama.

"L'ère de l'homme macho qui se désintéresse de la maison et déambule avec sa canette de bière est terminée", ironise Pep Torres, l'inventeur de cette machine infernale. Ces messieurs vont désormais devoir se servir de leur main au même titre que ces dames s'ils ne veulent pas voir le linge sale s'accumuler. "Your Turn commencera à être commercialisée dans deux semaines et son fonctionnement est très simple", explique l'hebdomadaire italien. "Les utilisateurs, a priori homme et femme, doivent enregistrer leurs empreintes dans la mémoire de la machine à laver, et ensuite celle-ci se met en route si on ne lui présente pas deux fois d'affilée la même empreinte. En théorie, le couple devra donc alterner cette tâche domestique." La révolution n'est peut-être pas aussi importante qu'annoncée. Car il est toujours possible d'avoir recours aux petites mains, celles des enfants par exemple, ou de demander aux dames de se servir de leurs dix doigts. Il faudra de toute façon trouver une solution, car le linge ne peut décemment pas rester en souffrance si l'un des deux part en déplacement pendant deux semaines...

CI

La Géolocalisation Wi-Fi : une technologie très prometteuse
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Imaginez que le Congrès dans lequel vous venez d'entrer vous fournit immédiatement le plan de l'étage où vous vous trouvez, le programme des conférences et même la liste, avec photos, des participants. Vous entrez dans une galerie marchande et vous êtes immédiatement guidés vers le magasin d'antiquités que vous cherchez. Science-Fiction ? Non, plus tout à fait grâce à une technologie née il y a à peine 4 ans et qui est en train d'exploser : la géolocalisation Wi-Fi. Essentiellement utilisable dans le cadre d'un hotspot composé de plusieurs antennes, cette technologie identifie sur quelle cellule se trouve l'utilisateur et peut lui adresser un contenu géolocalisé pertinent.

La géolocalisation Wi-Fi peut trouver des applications dans de nombreux domaines, sécurité, santé, transports, commerce... Dans le domaine médical par exemple, elle peut permettre de laisser circuler les pensionnaires d'une maison de retraite ouverte atteints de la maladie d'Alzheimer sans en perdre la trace. Ce service est déjà proposé par la société finlandaise Ekahau qui propose une remarquable solution logicielle, qui n'exige aucun équipement particulier sur les stations de base Wi-Fi. Le dispositif repose sur la mesure de l'intensité du signal émis par un appareil ou un "tag" (mini-boîtier). Avant de rendre le système opérationnel dans un espace donné (les locaux d'une entreprise, un hôpital...), celui-ci doit être modélisé (en 3D s'il y a plusieurs niveaux) ; puis une personne circule dans les lieux avec un terminal Wi-Fi, ce qui permet de mesurer les variations de l'intensité du signal selon les lieux où elle se trouve, et ainsi, de repérer par la suite n'importe quel objet sur la carte des lieux.

L'objet ou la personne à repérer est alors équipé d'un micro-boîtier Wi-Fi. Afin d'économiser sa batterie, celui-ci n'émet que de manière intermittente, et uniquement lorsqu'il est en mouvement. Un boîtier revient aujourd'hui à près de 60 euros, mais les générations à venir, plus petites, devraient baisser jusqu'à 25 euros.

Autre application médicale : l'hôpital privé Richland, en Caroline du Sud, localise ainsi en permanence 13 000 équipements médicaux coûteux, ce qui lui permet de réduire ses stocks, de mettre plus rapidement le bon équipement en place au bon endroit et d'accélérer les opérations de maintenance.

Cette technologie est également utilisée par la ville d'Oulu, capitale du nord de la Finlande, pour faciliter aux lecteurs la recherche d'un rayonnage dans sa bibliothèque. Cette ville aurait l'intention d'étendre le dispositif à l'ensemble de l'espace urbain.

La société franco-suédoise ApperaNetworks est en pointe au niveau mondial sur cette technologie très prometteuse. Elle a fait fin 2004 une démonstration très convaincante de services de géolocalisation dans un bus de la RATP équipé de la technologie sans-fil WiFi. Concrètement, ce service devrait permettre aux passagers des bus du futur de bénéficier d'informations, telles que des horaires de correspondance, des plans de proximité ou des renseignements pratiques en fonction de l'heure de la journée et de la localisation exacte du bus. Ces informations seront accessibles depuis n'importe quel terminal disposant d'une connexion WiFi.

Grâce à ce système, si un bus s'approche de la Gare du Nord, les voyageurs équipés de terminaux Wi-Fi peuvent immédiatement demander les horaires des prochains métros ou RERs au départ de cette gare, ou encore parcourir une liste de commerces et de restaurants locaux. Le conducteur du bus, quant à lui, peut envoyer une alerte géo-localisée pour indiquer à son centre de contrôle la présence d'un véhicule garé dans le couloir du bus.

Pour certaines applications, cette technologie semble plus efficace que les étiquettes Rfid car celles-ci permettent d'identifier un objet, mais pour le localiser, il faut qu'il passe à proximité d'un lecteur. Quant à la géolocalisation par satellite (GPS), elle est mal adaptée à la localisation à l'intérieur de locaux et repère moins bien les objets en 3 dimensions. Entre RFID et satellite, la géolocalisation WiFi pourrait rapidement se faire une jolie place au soleil et semble promise à un bel avenir.

Article @RTFlash

Les RFID s'imposent dans la gestion des flux de transports
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Depuis janvier, l'ensemble du parc véhicules et des agences du Groupe ALLOIN est équipé de ce système. Cette technologie développée en partenariat avec NBG ID contribue à un meilleur suivi du parc pour encore plus de sécurité. A l'heure de la RFID, Le Groupe Alloin investit et met en place son propre système développé en partenariat avec NBG ID. Appliquée au suivi de l'ensemble du parc véhicules, cette technologie est opérationnelle depuis janvier 2005.

Cet investissement constitue une première application pragmatique et complète que le Groupe entend développer, à terme, pour d'autres applications en matière de traçabilité. Le système RFID « Track Truck© » conçu par NBG ID, intégrateur en RFID, spécialiste du Transport et de la Logistique a trouvé une application concrète chez Alloin. Démarré début 2004, le système a été entièrement conçu pour répondre aux attentes du Groupe. Testé sur le dernier trimestre 2004, il est opérationnel, depuis janvier 2005, dans l'ensemble du réseau. Cette technologie répond à un besoin récurrent du suivi du parc de véhicules de l'entreprise. Cette flotte, propriété du groupe, est moderne (80 % est aux normes Euro 3) et bénéficie des dernières avancées en matière de sécurité des hommes et des marchandises. Le système RFID vient ainsi renforcer cette politique. Il permet de connaître la localisation du parc et notamment des véhicules non-moteurs dans les différentes agences afin de procéder à la maintenance dans des conditions optimales.

Le principe de « Track Truck© » est d'identifier à partir d'un Tag RFID actif (contenant une batterie) chaque véhicule qui en est équipé. Ce Tag durci (IP 65) possède une mémoire de 8000 caractères en lecture et écriture. Lisible jusqu'à 30 mètres à une vitesse supérieure à 30 km/h, il enregistre les mouvements en entrée et sortie des véhicules sur chaque site Alloin. Pour lire les Tags, une borne de lecture a été installée dans chaque agence. Composée, entre autres, d'un lecteur RFID et d'un modem GPRS pour la transmission de données, elle enregistre automatiquement, à chaque passage, le véhicule et sa remorque, le site, l'heure et la date. L'ensemble des informations est ensuite consolidé sur un serveur national de NBG ID basé à Cavaillon et consultable directement par toutes les agences, par Internet via un code confidentiel.

Au-delà du suivi du parc véhicules, l'intégration de cette technologie a apporté bien d'autres avantages en termes de traçabilité et d'organisation du travail. Par exemple : la disponibilité et l'affectation des matériels sont identifiées pour une meilleure organisation et l'inventaire journalier des véhicules par agence se fait en un seul clic de souris. Le Groupe Alloin est le premier réseau de messagerie en France à intégrer cette innovation.

LC

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Les robots se reproduisent aussi !
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Le grand mathématicien John Van Neumann (père de l'informatique et de la théorie des jeux) avait imaginé dés 1948 des mécanismes d'autoréplication d'automates cellulaires. Désormais, les robots se répliquant n'appartiennent plus au domaine de la science-fiction. Des chercheurs américains viennent en effet de créer des modèles capables d'assembler des structures qui leur sont semblables. Chaque robot est composé d'un assemblage identique de cubes de 10 cm, d'électro-aimants qui s'attachent et se détachent, et d'un logiciel de réplication conçu par des scientifiques de l'université Cornell, à Ithaca, dans l'Etat de New York. Grâce à ce programme, les robots peuvent se pencher pour se saisir des cubes et les empiler.

Le principe de ce robot "autoréplicant" est d'une élégante simplicité. Chaque module dispose d'une roulette pour se déplacer et s'orienter, d'un aimant pour s'accoler aux autres modules, et de contacteurs électriques afin de communiquer. Les robots peuvent se combiner entre eux afin de créer une chaîne. Si une partie de la chaîne présente un dysfonctionnement, de nouveaux modules prennent sa place.

Ainsi, une chaîne peut se réparer seule, ou se dupliquer à volonté, à condition simplement de disposer de suffisamment de modules libres. Ce mode d'autoassemblage constitue une avancée conceptuelle et technologique majeure car, pour la première fois, des robots fonctionnent d'une façon autonome et forment un métasystème qui est plus que la somme de ses parties.

Les chercheurs pensent que le principe pourrait être appliqué pour concevoir des robots de longue durée qui pourraient se réparer eux-mêmes ou entre eux dans des environnement isolés, dangereux ou extrêmes. Alimentés en énergie grâce au contact avec la table sur laquelle ils évoluent, les robots expérimentaux, qui ne font rien d'autres que de se répliquer, échangent les données par les faces de leurs cubes.

Les machines se penchent pour déposer sur la table leur cube supérieur. Ils se penchent ensuite à nouveau pour se saisir d'un autre cube et le poser sur le premier et répètent le processus. Tandis que le nouveau robot commence à prendre forme, il participe à sa propre construction. "Les robots en quatre modules sont capables de construire une réplique en 2 minutes 30", précise Hod Lipson qui dirige ces recherches.

Pour l'instant, il ne s'agit encore que d'un simple prototype composé de quelques modules. Mais on peut imaginer des applications multiples, dans une multitude de domaines et d'environnements dangereux ou inaccessibles: au fond des océans, dans les centrales nucléaires ou dans l'exploration spatiale. A plus long terme, rien n'empêche de concevoir des milliers ou des millions de modules indépendants, capables de se combiner ensemble, de communiquer, de se dupliquer, s'auto-diagnostiquer, se réparer. Comme le souligne Lipson. "Nous avons démontré par ces expériences simples mais probantes que les mécanismes d'autoreproduction n'étaient pas le monopole des êtres vivants et pouvaient être étendus de manière très efficace à des machines artificielles".

Article @RTFlash

CE

Présentation

Vidéo

Un bras robotisé contrôlé par la pensée
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Une équipe de scientifiques du CHU de Duke (Caroline du Nord) qui a entraîné des singes à manoeuvrer un bras mécanique par la pensée a annoncé le 11 mai 2005 que les premiers tests sur 11 personnes atteintes de la maladie de Parkinson prouvaient la viabilité du protocole d'utilisation d'une ICM (Interface Cerveau-Machine ou brain-machine interface en anglais) sur les humains. Des électrodes, correctement implantées dans le cerveau (l'opération est réalisée sous la direction du patient resté conscient) transforment les impulsions en signaux capables de télécommander les mouvements d'une prothèse robotisée ou d'un fauteuil électrique. Les espoirs sont très grands, notamment chez les amputés et les tétraplégiques.

Ces recherches ont montré que la structure du cerveau s'adapte et se reconfigure pour prendre en charge la commande de ce bras artificiel comme si celui-ci était un membre naturel. Ces expériences confirment l'adaptabilité et la plasticité extraordinaires de notre cerveau et ouvrent de grands espoirs thérapeutiques pour les personnes handicapées.

Ces recherches montrent que notre cerveau possède la capacité d'intégrer dans un espace de représentation et d'action des objets et prothèses physiques exogènes.

Pendant très longtemps, on a considéré que notre adaptabilité cérébrale était l'une des grandes spécificités du néocortex associatif, propre à l'homme. Mais ces recherches suggèrent qu'un des traits fondamentaux chez les primates est également la capacité d'incorporer mentalement ces outils extérieurs à la structure même du cerveau.

Confirmant et prolongeant les hypothèses développées par A Damiano (Voir « L'inscription corporelle de l'esprit » et « Spinoza avait raison »), ces recherches étendent à l'individu tout entier la notion d'espace mental. Cette nouvelle approche globale fait de nos objets familiers des prolongements, des extensions physiques et psychiques de nos sens. Selon Nicolelis, ces objets deviennent vraiment une partie de nous même.

« Si notre cerveau était organisé essentiellement de manière statique, les personnes paralysées ne pourraient jamais s'adapter pour actionner les dispositifs externes avec assez de dextérité pour les rendre vraiment utiles." Souligne avec force Nicolelis qui précise, « Pour être utiles, ces dispositifs "neuroprothetiques devront permettre aux patients de retrouver une véritable mobilité, quelles que soient les prothèses et extensions physiques utilisées.

Dans cette perspective, de nouvelles expériences, actuellement en cours, cherchent à permettre au cerveau de percevoir une sensation de rétroaction de ces dispositifs neuroprothetiques. Comme le souligne Nicolelis, « Une telle rétroaction, qui pourrait s'effectuer sous forme d'information visuelle ou tactile, est fondamentale car elle permettra aux patients d'utiliser pleinement les potentialités de ces neuroprothèses. »

Article @RTFlash

DU

Les robots de compagnie et de services seront une réalité d'ici 10 ans
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Réunis du 10 au 13 mai, lors de la 2e édition de la conférence RoboBusiness à Cambridge, les acteurs de la robotique mobile s'accordent sur les multiples opportunités de ce marché d'ici 10 à 15 ans. «L'ère du robot domestique réservé à une poignée d'enthousiastes est révolue. La question n'est plus de savoir si vous aurez un robot chez vous, mais combien vous en aurez » assure Helen Greiner, présidente et cofondatrice d'iRobot, l'un des leaders du marché de la robotique domestique. Outre Sony, dont le robot-chien Aïbo est un phénomène au Japon, iRobot a déjà vendu 1,2 million exemplaires de son Roomba, un aspirateur robotisé et autonome. Le Robosapien, un jouet en forme de robot humanoïde partiellement programmable, commercialisé par Wow-Wee, a été l'un des succès de 2004, avec plus de 1,5 million d'exemplaires vendus.Les robots domestiques et mobiles constituent dès à présent un formidable terreau d'innovation, et les récents succès commerciaux confortent les pionniers de cette nouvelle industrie dans leur vision d'un marché prometteur. Comme le souligne Helen Greiner, «il a fallu longtemps à la plupart des appareils qui équipent nos foyers pour atteindre le seuil du million d'exemplaires vendus : 9 ans pour le four à micro-ondes, 5 ans pour le magnétoscope... Mais seulement 2 ans au Roomba pour dépasser ce seuil». Parmi ces robots domestiques, beaucoup d'observateurs s'accordent à penser que l'assistance à domicile pour les personnes âgées ou à mobilité réduite est une voie d'avenir pour la robotique personnelle. Plusieurs entreprises japonaises ont déjà présenté des prototypes avancés dans le domaine. Selon le cabinet de conseil et d'études Strategy Analytics, le marché se limite pour l'instant à des robots mobiles et autonomes destinés à une fonction unique et dotés de capacités navigationnelles de base. Mais, à l'horizon 2010, nous verrons des machines plus complexes permettant notamment d'assurer des tâches tirant parti de la téléprésence. À partir de 2015, des machines orientées vers l'assistance physique aux personnes verront le jour, pour devenir vers 2020 des robots plurifonctionnels et autonomes.

RB

Le contrôle du fonctionnement moléculaire ouvre la voie vers les nanomachines
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Des chercheurs du CNRS ont découvert le moyen de contrôler les mouvements d'une molécule individuelle. Pour cela, ils ont utilisé une pointe métallique, pour exciter divers endroits de la molécule (correspondant à divers états électroniques) avec une précision spatiale de l'ordre de 10 picomètres, soit 100 fois moins que la taille de la molécule. Jusqu'à présent, le contrôle électronique n'était accessible que sur une grande quantité de molécules. Avec ce travail, publié dans la revue Science du 13 mai, les chercheurs sont désormais capables de contrôler une molécule unique et d'en faire une machine moléculaire, dont on peut sélectionner les actions en fonction des états électroniques excités. Ce type de nanomachine multitâche est appelé à jouer un rôle important dans l'électronique moléculaire de demain.

Les chimistes savent synthétiser des molécules machines extrêmement sophistiquées qui n'existent pas dans la nature. Mais jusqu'à présent, on ne savait pas contrôler leur fonctionnement avec précision. C'est désormais chose faite : au Laboratoire de photophysique moléculaire du CNRS à Orsay, les chercheurs ont réussi à déclencher divers mouvements d'une même machine moléculaire, avec un microscope à effet tunnel. Ce principe de fonctionnement, l'excitation des états électroniques localisés à l'intérieur de la molécule en utilisant la précision spatiale picométrique de la pointe d'un microscope à effet tunnel, est fondamentalement nouveau. Il peut s'appliquer à d'autres types de nanomachines, telles les picosources de photons, en projet au Laboratoire de photophysique moléculaire d'Orsay : il s'agit de nanocristaux émetteurs de photons, dont l'émission serait commandée à l'aide de nanofils conducteurs. De même, les nanocalculateurs (une molécule reliée à plusieurs nanofils), en projet au Centre d'élaboration de matériaux et d'études structurales du CNRS à Toulouse, pourraient exécuter divers calculs logiques.

CNRS

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Matière
Matière et Energie
Nouveau procédé d'utilisation des nanotubes pour les écrans plats
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Les laboratoires de recherche de la société Motorola ont présenté un prototype d'écran plat couleur de 5 pouces à base de nanotubes de carbone (CNT), développé grâce à la technologie NED (Nano Emissive Display). D'autres sociétés comme Samsung, SDI et ITRI ont choisi, pour construire leurs modèles d'écran plat CNT, une utilisation des nanotubes sous forme d'une pâte d'impression. Mais cette approche n'assure pas l'alignement des nanotubes, ce qui limite la qualité d'émission des électrons. Le procédé NED mis au point par Motorola permet quant à lui de synthétiser les nanotubes directement sur le verre grâce à un catalyseur ; le résultat est alors uniforme et la performance accrue. Selon la compagnie basée à Schaumburg (Illinois), cette technique assure une qualité d'affichage (luminosité, couleur, contraste et angles de vision) comparable à celle du tube cathodique classique et pourrait être facilement adaptée à la fabrication d'écrans de plus de 42 pouces, plus résistants et moins coûteux que les écrans plasmas et LCD actuels.

Une étude de la société Display Search évalue le prix de revient d'un écran de 40 pouces par la technologie NED (dont l'adaptation à la production de masse reste toutefois à démontrer) à moins de 400 dollars. Motorola, qui s'est retiré du marché des téléviseurs dans les années 1970, a pour objectif de revendre son procédé à d'autres fabricants et espère voir ce type de produit sur le marché d'ici deux ans.

ST Presse USA 722

CT

Un éclairage urbain deux fois moins gourmand en énergie
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Depuis plus de 30 ans, l'efficacité de l'éclairage urbain stagne. Pourtant, son amélioration en termes d'économie d'énergie et d'efficacité est essentielle, compte tenu de la quantité d'éclairage nécessaire à l'ensemble de la planète chaque jour. L'objectif du projet Européen NumeLiTe (dans le cadre du programme « Energie » de l'Union Européenne) était de concevoir et de réaliser un système d'éclairage urbain innovant, économique, et de démontrer ses potentialités sur site.

Il s'agissait en particulier d'améliorer l'efficacité lumineuse des sources - c'est-à-dire d'augmenter le flux de lumière produite (on le mesure en lumens) par watt électrique consommé - et d'améliorer le rendu des couleurs - c'est-à-dire d'avoir une lumière qui reproduit bien les couleurs du monde qui nous entoure. Une augmentation de 2 % de l'efficacité lumineuse des sources pour l'éclairage urbain peut permettre une diminution de 6 à 7 millions de tonnes des rejets de CO2 dans l'atmosphère, ce qui correspond à 1 % de la diminution prévue par les accords de Kyoto sur l'environnement.

C'est Georges Zissis, directeur de l'équipe “ Sources Intenses de Photons ” au sein du Centre de physique des Plasmas et de leurs Applications de Toulouse (CPAT, CNRS-Université Paul Sabatier) qui a été coordinateur du projet NumeLiTe. Son laboratoire s'intéresse depuis longtemps aux sources lumineuses pour l'éclairage et pour des applications industrielles.

Le nouveau système est basé sur des lampes de nouvelle génération, à halogénures métalliques avec enveloppe céramique qui produisent, avec une excellente efficacité, une lumière blanche de très bonne qualité. Ces lampes sont placées dans des luminaires spécialement dessinés pour mieux distribuer la lumière sur la route et éviter les problèmes de pollution lumineuse. Les lampes sont alimentées par des nouveaux ballasts électroniques qui peuvent être commandés à distance (liaison filaire par le réseau électrique de la ville ou aérienne en radiofréquences) par une station centrale installée à cet effet à la mairie d'Albi. Ceci permet de contrôler la quantité de lumière à chaque instant et de programmer le fonctionnement du système.

A ce jour, 90 lampadaires ont été installés sur les 120 que compte le projet finalisé. Les premiers résultats obtenus sur le site d'Albi ont permis de démontrer qu'à consommation énergétique égale, le nouveau système produit presque 2 fois plus de lumière que le système précédent. Dans un pays industrialisé, on utilise en moyenne 10 à 15 % de la production électrique annuelle pour l'éclairage (12 % en France, plus de 19 % aux Etats-Unis).

La France consomme environ 41 TWh pour l'éclairage. Environ 60 % de cette énergie sont utilisés par le secteur tertiaire. L'éclairage public et routier consomme 10 % du total tandis que les 30 % restants sont absorbés par l'éclairage domestique. Il faut toutefois noter que ce dernier secteur a vu sa consommation tripler en vingt ans (5 TWh en 1979, 14 TWh en 1999.

CNRS




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Espace
Espace et Cosmologie
La Nasa prépare l'après navette spatiale
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Michael Griffin, le nouvel administrateur de l'agence spatiale américaine (Nasa), a plaidé avec force au Sénat américain pour accélérer la construction du successeur de la navette tout en soulignant que cet objectif prioritaire pourrait nécessiter de sacrifier d'autres programmes. "La Nasa ne peut pas tout faire (...) et plusieurs missions devront être remises à plus tard ou éliminées pour pouvoir payer pour les missions que le Président et le Congrès ont jugé prioritaires", a-t-il expliqué devant une sous-commission budgétaire du Sénat. M. Griffin, scientifique de haut niveau, a répété qu'il était "inacceptable" d'avoir un fossé de quatre ans entre la mise en retraite des navettes spatiales en 2010 et le premier vol de son successeur, le CEV (crew exploration vehicle), en 2014 comme prévu dans le programme dont il a hérité.

Il a fait valoir que le CEV est un élément clé pour réaliser les objectifs d'exploration spatiale annoncés début 2004 par le président George W. Bush de retourner sur la Lune d'ici 2020 et ultérieurement de faire un vol habité sur Mars. "Je veux aussi mettre à la retraite les navettes avant qu'un autre accident ne se produise", a ajouté M. Griffin. Les trois navettes restant dans la flotte sont clouées au sol depuis l'accident de Columbia en février 2003 et la Nasa s'efforce de faire toutes les modifications pour réduire au maximum les risques d'une répétition de cette catastrophe qui a coûté la vie aux sept astronautes.

La Nasa a reporté la reprise des vols à trois reprises. Le lancement de Discovery est désormais fixé au 13 juillet, premier jour d'une fenêtre de tir de trois semaines. M. Griffin a expliqué, devant la presse, que "le CEV devait être sûr, simple (techniquement) et prêt dès que possible". Il a aussi concédé ignorer encore quel serait le coût supplémentaire pour accélérer la mise au point du CEV, actuellement au premier stade de conception. Il a prévu de soumettre un plan détaillé au Congrès en juillet.

Parmi les autres programmes pouvant être gelés ou retardés pour dégager des fonds pour l'accélération de la construction du CEV, il a cité des recherches dans la station spatiale internationale (ISS) sur les séjours lunaires prolongés et la vie sur Mars, qui limiteraient le nombre de vols nécessaires de la navette pour y transporter les équipements. L'administrateur de la Nasa a indiqué que l'agence prévoyait 18 vols de la navette pour terminer l'assemblage de l'ISS ainsi que dix autres vols supplémentaires, dont cinq pour approvisionner les astronautes et scientifiques restant bord de la station orbitale. Sans un véhicule pour remplacer la navette après 2010, les Etats-Unis dépendront alors d'autres pays, comme aujourd'hui de la Russie, pour envoyer des astronautes dans l'espace, une perspective que de nombreux élus du Congrès américain ne paraissent pas juger souhaitable.

Nasa

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Lien entre cancer du cerveau et téléphone portable en zone rurale
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

L'incidence de tumeurs au cerveau dans les campagnes de Suède est nettement plus importante chez les utilisateurs de portables que chez les personnes qui n'en ont pas, et que chez les utilisateurs de mobiles en zone urbaine. L'étude des universitaires d'Örebro est parue le 16 mai dans la revue britannique "Occupational and Environmental Medicine". Les résidents des zones rurales s'étant servi d'un portable pendant plus de trois ans ont au moins trois fois plus de risques d'avoir une tumeur que ceux des villes. Un risque quadruplé pour ceux qui ont utilisé un portable pendant quatre ans, précise l'étude. Ces différences proviennent peut-être du fait qu'à la campagne, les relais sont plus éloignés les uns des autres, et que les rayonnements nécessaires à la transmission sont donc plus forts, avancent les auteurs. Les chercheurs suédois soulignent que les résultats sont troublants mais doivent toutefois être confirmés dans des enquêtes portant sur des échantillons plus importants. L'équipe a étudié une région centrale de la Suède où 1.400 adultes de 20 à 80 ans ont été diagnostiqués avec une tumeur au cerveau - bénignes et malignes - entre janvier 1997 et juin 2000. Leur profil a été comparé avec le même nombre d'adultes vivant dans les mêmes zones et n'ayant pas été malades.

OEM

BBC

La mort subite bientôt prévisible ?
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Une équipe de l'Inserm a identifié auprès de 6 000 hommes adultes trois facteurs de risque de mort subite. Des facteurs qui jusqu'ici étaient complètement inconnus. Une découverte majeure susceptible de prévenir ces accidents dramatiques. Le Dr Xavier Jouven de l'hôpital européen Georges Pompidou à Paris est également chercheur en épidémiologie cardiovasculaire et métabolique à l'Inserm. Avec son équipe il a étudié la relation entre l'évolution de la fréquence cardiaque avant, pendant, après l'effort et la mortalité cardiovasculaire. Il a ainsi mis en évidence trois facteurs de risque de mort subite : une fréquence cardiaque élevée au repos, son augmentation insuffisante au cours d'un exercice physique et une diminution trop faible après l'exercice. Chaque année près de 40 000 adultes décèdent de mort subite, soit 5 % à 10 % de la mortalité totale en France et près de la moitié des décès de cause cardiaque. Compte tenu du caractère inattendu du décès et des faibles chances de survie, le fait de pouvoir les prévenir serait un avantage considérable.

Inserm

Un vaccin contre l'obésité bientôt expérimenté
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Pourra-t-on disposer un jour d'un vaccin pour lutter contre l'obésité ? Si la réponse est loin d'être affirmative et largement aléatoire, il faut cependant saluer l'imagination des chercheurs scientifiques qui se penchent depuis quelque temps déjà sur le sujet. Cytos, une firme de biotechnologie suisse a annoncé le 11 mai qu'elle allait évaluer sur 122 personnes obèses le premier candidat vaccin contre l'obésité dénommé savamment Immunodrug CYT009-GhrQB. En prenant il est vrai beaucoup de précautions, puisque la firme précise en même temps : «Nous ne saurions affirmer avec certitude que les substances thérapeutiques feront l'objet de demandes d'autorisation de mise sur le marché, qu'ils recevront une telle autorisation, ni que les médicaments seront mis sur le marché.» Le vaccin en cours de développement contre l'obésité est basé sur la ghréline, une substance produite par le cerveau, qui jouerait un rôle de régulation du comportement alimentaire. L'administration de la ghréline chez l'homme stimulerait l'appétit. De même, pour les obèses ayant perdu du poids, le taux de ghréline augmenterait, contribuant à une reprise pondérale. Le but du candidat vaccin expérimental est la production d'anticorps anti-ghréline qui permettrait de réduire l'appétit. Des résultats encourageants ont été observés chez l'animal, incitant la firme à s'engager dans ces premiers essais humains. Quels sont les dangers de produire des anticorps contre une substance produite par l'organisme ? Pour l'instant, les données sont très limitées, même si la firme Cytos a obtenu toutes les autorisations officielles en Suisse pour mener son essai. Les premiers résultats sont prévus pour 2006.

L'obésité est devenue une pandémie internationale, touchant la vie et la santé de plusieurs millions de patients. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, plus d'un milliard de personnes présentent une surcharge pondérale à travers le monde, dont au moins 300 millions présentent des symptômes cliniques d'obésité. Les causes sous-jacentes de l'obésité sont nombreuses, mais l'augmentation de la consommation d'aliments hautement énergétiques et à forte teneur en sucres et graisses saturées, associée à la réduction de l'activité physique, a conduit à une hausse du taux d'obésité pouvant atteindre un facteur trois et plus dans certaines régions du monde depuis 1980.

L'obésité et la surcharge pondérale constituent un facteur de risque majeur dans plusieurs maladies chroniques, dont les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l'hypertension l'accident vasculaire cérébral et certaines formes de cancer. Avec une efficacité réduite (diminution du poids de 5-10 % seulement chez moins de 50 % des patients traités) et des effets secondaires souvent gênants, les traitements pharmaceutiques disponibles ne sont suivis que par un faible pourcentage d'individus.

Cytos

Cholestérol : les oméga-3 seraient plus efficaces que les médicaments ?
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Les effets préventifs des oméga-3 sur le système cardiovasculaire sont connus depuis longtemps. Dès les années 70, la faible prévalence des maladies coronariennes chez les esquimaux du Groenland a été attribuée à leur régime alimentaire riche en poissons gras, et donc riche en acides gras poly-insaturés, famille à laquelle appartiennent les oméga-3.Depuis, les vertus des oméga-3 n'ont cessé de croître jusqu'à leur apogée, célébrée par la parution très médiatisée du livre « Guérir » de David Servan-Schreiber.

Et aujourd'hui, tous les rayons frais proposent des margarines et bien d'autres produits enrichis en oméga-3. Parallèlement, les recommandations nutritionnelles préconisent de manger du poisson au moins deux fois par semaine, en privilégiant les poissons gras comme le saumon, la truite, le hareng, le maquereau, la sardine, etc. En matière de prévention cardiovasculaire, on en vient naturellement à se demander, lequel des deux, traitement médicamenteux ou oméga-3, est le plus efficace ?

Pour répondre à cette question une équipe de chercheurs suisses a passé en revue près de 100 études portant sur l'effet de différents produits anti-cholestérol sur la mortalité coronarienne. Au final, l'ensemble des données a porté sur plus de 140.000 patients et autant de sujets témoins.

La palme de l'efficacité revient aux oméga-3, les statines n'arrivant qu'ensuite. En effet, les personnes traitées par statines voient leur risque de décès diminuer de 13 %, tandis que celles qui prennent des oméga-3 ont un risque qui chute de 23 %. Concernant le risque de décès par maladie cardiaque, il baisse un peu avec les statines (-22 %) et beaucoup avec les oméga-3 (-32 %).

ES

Congrès de l'ASCO : la lutte contre le cancer franchit une nouvelle étape grâce aux médicaments ciblés
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Le 41e congrès annuel de l'ASC0, la plus importante association de ce type dans le monde pour les recherches cliniques sur le cancer, vient d'avoir lieu du 13 au 17 mai à Orlando et a rassemblé 25.000 cancérologues du monde entier.

Les traitements anti-cancéreux expérimentaux présentés à l'occasion de ce grand colloque de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) marquent le début d'une nouvelle génération de médicaments."La thérapie ciblée est vraiment une réalité clinique", a déclaré le Dr. Roy Herbst de l'Université du Texas lors d'une conférence de presse de présentation du congrès, qualifiant cette nouvelle catégorie de médicaments "de bombes intelligentes contre le cancer".

"Depuis environ un an, il y a beaucoup plus d'options de traitements ciblés mais aucun n'a encore été autorisé par la FDA (les autorités américaines de réglementation des médicaments)", a ajouté le Dr. Brian Rini, chercheur de l'université de Californie, en exprimant l'espoir que ces thérapies pourront bientôt être commercialisées. Il a lui-même présenté les résultats d'une étude conduite sur 52 malades atteints d'un cancer avancé des reins avec un médicament expérimental "multi-cibles" des laboratoires Pfizer, baptisé AG-013736. Environ 40 % des patients de ce groupe ont enregistré une réduction de leur tumeur, contre un sur dix avec des traitements traditionnels. Plusieurs des malades traités avec l'AG-013736 ont vu leur vie se prolonger au-delà d'un an, beaucoup plus que ce qu'ils pouvaient espérer. Ce médicament bloque à la fois la formation des vaisseaux sanguins permettant aux cellules cancéreuses de recevoir de l'oxygène et de se nourrir ainsi que le mécanisme moléculaire indispensable à leur croissance et propagation.

Cancers du rein et de l'estomac : de nouveaux médicaments ciblés se montrent prometteurs

Au cours de ce congrès, le groupe pharmaceutique américain Pfizer a annoncé que son médicament expérimental Sutent a doublé le temps de survie de malades atteints d'un type de cancer de l'estomac avancé et réduit leur tumeur, selon les résultats d'un essai clinique. Cet essai, conduit sur 300 malades souffrant de tumeurs malignes gastro-intestinales devenues résistantes au Gleevec, un traitement du groupe Novartis, est le dernier avant que Pfizer ne demande à la FDA, l'autorité fédérale américaine de réglementation, le feu vert pour commercialiser le Sutent (sunitinib malate). La demande d'évaluation de ce médicament devrait être faite avant la fin de l'année, a indiqué Pfizer.

Les résultats de cet essai clinique, dévoilés ce week-end à la conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), ont montré que le Sutent a bloqué pendant 6,3 mois la progression des tumeurs et augmenté la survie des malades d'environ 50 % comparativement à ceux traités avec un placebo. Des essais cliniques, dits phase II, ont également donné des résultats encourageants pour le Sutent avec des cancers avancés des reins, du sein et des tumeurs neuroendocrines ayant fait des métastases, selon les études également présentées à Orlando (Floride).

Sutent est une molécule hautement sélective, qui frappe simultanément plusieurs mécanismes clé du développement du cancer. Elle bloque la formation des vaisseaux sanguins nourrissant la tumeur et bloque les signaux permettant aux cellules cancéreuses de se reproduire. "Ces résultats confortent le concept de thérapie moléculaire multi-ciblées qui peut venir à bout de la résistance de ces cancers à d'autres traitements", a souligné dans le même communiqué le docteur George Demetri, de l'institut du cancer de l'université d'Harvard (Massachusetts, est), principal chercheur évaluant cet essai clinique. "Nous pensons que Sutent est une importante avancée dans la thérapie du cancer", a-t-il ajouté.

Cancer du poumon avancé : des progrès grâce à l'avastin

Autre avancée : une combinaison d'Avastin (Bevacizumab) produit par la firme Genentech, filiale du groupe suisse Roche, a prolongé de 40 % la vie de malades souffrant de cancer avancé des poumons, selon une étude présentée à Orlando à l'ouverture de la conférence. "C'est la première fois qu'un essai clinique montre qu'il est possible de prolonger la vie de cancéreux à un stade avancé en ajoutant un agent anti-tumeur spécifique à de la chimiothérapie", a déclaré le Dr. Alan Sandler, professeur de Médecine à l'université Vanderbilt (Tennessee, sud). L'Avastine agit en bloquant le développement des vaisseaux sanguins qui alimentent les tumeurs.

Deux autres essais cliniques étendus ont montré qu'une combinaison d'Herceptine (trastuzumab) et de chimiothérapie après ablation chirurgicale de la tumeur, permet de réduire de moitié la récurrence de certains cancers du sein. L'Herceptine, aussi développée par Genentech, est un anticorps inhibant l'activation d'un récepteur de protéine à la surface de la cellule. Ce médicament a toutefois provoqué des accidents cardio-vasculaires chez 3 à 4 % des femmes.

Lutte contre le tabac : un vaccin anti-nicotine

Du côté de la lutte contre le tabac, un vaccin expérimental anti-nicotine a donné des résultats encourageants. Conduite par des chercheurs suisses, l'étude a été présentée ce week-end au congrès de l'ASCO. Près de 60 % des 341 fumeurs ayant participé à cet essai clinique et qui ont obtenu un niveau élevé d'anticorps neutralisant la nicotine après avoir eu des injections du vaccin, ont cessé de fumer pendant au moins six mois, a expliqué le Dr. Jacques Cornuz du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois à Lausanne qui a mené cette recherche. Environ un tiers dans ce groupe, dont les niveaux d'anticorps étaient plus faibles, ont aussi arrêté de fumer mais cette proportion est équivalente à ceux vaccinés avec un placebo.

Les deux-tiers des fumeurs dans cette étude ont reçu cinq doses du vaccin de différente teneur au cours d'une période de quatre mois et un tiers a été vacciné avec un placebo. Sur l'ensemble du groupe, 239 n'ont pas utilisé de timbre ou de pâte à mâcher contenant des substances de remplacement de la nicotine pendant l'étude. Le vaccin est basé sur le principe des bactériophages, des virus qui attaquent les bactéries. Les bactériophages contenus dans le vaccin s'attachent à la nicotine et la neutralisent avant qu'elle ne puisse atteindre et stimuler le cerveau, a expliqué le Dr. Cornuz. Ce vaccin a été mis au point par la société suisse de biotechnologie Cytos Biotechnology AG. Celle-ci prévoit de procéder à des essais cliniques plus étendus dits de phase III pour démontrer l'innocuité et l'efficacité de ce vaccin qu'elle espère pouvoir commercialiser en 2010. Au moins trois autres firmes ont mis au point des vaccins expérimentaux anti-nicotine. Il s'agit de Xenova Group en Grande-Bretagne, de Nabi Biopharmaceuticals à Boca Raton en Floride et de Prommune à Omaha dans le Nebraska (nord ouest des Etats-Unis). Le monde compte 1,3 milliards de fumeurs dont une grande partie se trouvent en Chine. Le tabac est responsable de 30 % de tous les décès par cancers et de 87 % des morts résultant du cancer du poumon, le plus fréquent.

Enfin, en matière de prévention, l'aspirine réduirait de 50 % les risques de rechute et de décès après ablation d'une tumeur cancéreuse du colon, selon une étude présentée à l'occasion du congrès annuel de l'ASCO, aux Etats-Unis.

Des effets positifs ont également été constatés pour diminuer la réapparition du cancer du colon avec les anti-inflammatoires de type COX-2, le Celebrex et le Vioxx. Des chercheurs ont suivi pendant deux ans et demi 830 malades atteints d'un cancer avancé (phase 3) du colon dont ils ont été opérés. Après leur opération ils ont aussi suivi un traitement de chimiothérapie. Près de 9 % de ces malades ont pris pendant la durée de l'étude de 81 à 325 milligrammes d'aspirine quotidiennement tandis que 4,3 % ont régulièrement absorbé du Celebrex ou du Vioxx. Après deux ans et demi, les risques de rechute du cancer et de décès ont diminué respectivement de 55 % et 48 % dans le groupe ayant pris de l'aspirine, a précisé le Dr Charles Fuchs, qui a dirigé cette recherche, lors d'une conférence de l'Américain Society of Clinical Oncology (ASCO) à Orlando (Floride, sud-est).

Pour ceux ayant pris du Celebrex ou du Vioxx, les risques ont diminué de 44 %.

Des études précédentes sur des animaux et des humains avaient déjà montré que l'absorption régulière d'aspirine faisait baisser les risques de développer des polypes bénins et des tumeurs cancéreuses dans le colon, a rappelé ce cancérologue. Le Vioxx a été retiré du marché par son fabricant en raison des risques cardio-vasculaires importants qu'il présentait. Le Celebrex fait l'objet de mises en garde pour les mêmes raisons.

Les cancérologues insistent aussi sur le fait que le plein succès de ces thérapies dépendra de techniques de diagnostic plus sophistiquées pour détecter les cellules cancéreuses aux premiers stades de formation.Les prochaines années verront la mise au point de petites sondes fluorescentes permettant de voir de minuscules formations de cellules pré-cancéreuses, ont prédit des chercheurs à Orlando. Les techniques actuelles d'imagerie (mammographie, résonnance magnétique et tomodensitométrie, ainsi que le marqueur sanguin PSA pour le cancer de la prostate) ont montré l'importance de la détection précoce pour réduire la mortalité.

Article @RTFlash

ASCO

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Vers le dépistage précoce du cancer de l'ovaire
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Grâce à la détection de quatre biomarqueurs, des chercheurs américains ont mis au point un test de dépistage précoce du cancer de l'ovaire, seule arme efficace contre cette maladie, l'une des principales causes de décès par cancer chez la femme. Ce cancer, notamment le cancer épithélial de l'ovaire, se développe souvent sans provoquer de symptômes et chez la majorité des femmes touchées il est dépisté à un stade avancé. Dans ces cas-là le taux de survie à 5 ans est de 45 % alors que dans le cas d'un dépistage précoce le taux de survie est de 60 à 90 %.

L'équipe dirigée par Gil Mor (Yale School of Medecine) a comparé les taux de 169 protéines dans le sang de femmes atteintes d'un cancer épithélial de l'ovaire à un stade précoce et ont finalement isolé quatre protéines dont la présence conjointe révèle la présence de ce cancer. Ces quatre biomarqueurs sont la leptine, la prolactine, l'OPN et l'IGF-II, expliquent les chercheurs dans l'édition du PNAS du 10 mai.Testé sur 200 femmes, certaines atteintes du cancer ovarien d'autres non, le test s'est avéré efficace à 95 %. S'il peut encore être amélioré, ce test fournira enfin une arme efficace pour dépister ce cancer et augmenter son taux de survie, qui stagne malgré l'amélioration des traitements.

PNA

Plus de 500 000 complications médicales, dont près de la moitié seraient évitables
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Depuis trois décennies environ, du fait des progrès fulgurants, les accidents liés aux soins sont désormais vécus comme inadmissibles, les succès médicaux allant maintenant de soi. Quelle est l'importance dans notre pays de tous les événements indésirables liés aux soins, combien sont évitables et comment ?

Pour répondre à de telles questions, une grande enquête a été lancée entre avril et juin 2004 auprès d'un échantillon représentatif national d'établissements de soins privés et publics, médicaux et chirurgicaux, sous l'égide de la Direction des hôpitaux et de la Direction générale de la santé. Pendant une semaine en moyenne, dans 71 établissements de santé, tous les «événements indésirables graves» (EIG) liés aux soins ont été répertoriés par un médecin et un infirmier, qu'il s'agisse d'effets secondaires ayant motivé l'hospitalisation ou d'effets secondaires survenus lors de l'hospitalisation, de complications liées à un examen, un médicament ou une intervention chirurgicale. Ont été considérés comme «événement indésirable grave», ceux susceptibles d'entraîner une hospitalisation d'au moins une journée, ceux à l'origine d'un handicap ou d'une incapacité à l'issue de l'hospitalisation ou, bien sûr, ceux associés à une menace vitale ou un décès. Un «EIG» a été considéré comme évitable si l'on estime qu'il ne serait pas survenu si les soins avaient respecté la prise en charge conforme aux connaissances. Une telle méthodologie a permis d'observer 8 754 patients, soit au total 35 234 journées d'hospitalisation.

Les résultats permettent d'apprendre que 459 effets secondaires graves ont été identifiés sur les 35 234 journées observées. 195 étaient la cause de l'hospitalisation (45,5%) et 255 y étaient consécutifs. Ces «EIG» se produisent à part presque égale dans les services de chirurgie et de médecine et ont été observés dans la majorité des établissements. Ces accidents frappent en priorité des personnes fragiles : elles sont plus âgées que les autres et dans un état de santé plus sévère.

«En moyenne, dans l'ensemble des établissements, on peut estimer qu'environ 4,5 % des admissions en médecine et 3,5 % en chirurgie ont ainsi pour cause une complication (...). Les séjours causés par les EIG se situent dans une fourchette de 175 000 à 250 000 par an dont entre 70 000 et 110 000 seraient évitables», soulignent les enquêteurs. Ces événements ayant motivé une hospitalisation peuvent être consécutifs à des médicaments, des infections liées aux soins... Parmi les événements évitables cités dans l'étude, on peut noter, par exemple, un enraidissement du genou après pose d'une prothèse du genou chez une femme de 78 ans qui n'a pas bénéficié d'une rééducation suffisante, ou encore un accident vasculaire cérébral ischémique chez une femme de 61 ans dont le traitement anticoagulant qu'elle prenait depuis longtemps était sous-dosé.

Pour ce qui est des 255 événements indésirables au cours d'une hospitalisation, 149 ont été observés en chirurgie et 106 en médecine, soit par extrapolation, entre 350 000 et 460 000 événements indésirables par an à l'hôpital. Selon les auteurs, deux sur cinq soit entre 120 000 et 190 000 seraient évitables. Par exemple, un jeune homme de 20 ans a été victime d'un retard de traitement : il souffrait de douleurs lombaires liées à une fracture du rachis non diagnostiquée aux urgences, ce qui a été à l'origine d'un retard de traitement. Ou encore, une femme de 59 ans a présenté une plaie de l'estomac lors de l'ablation d'un rein par coelioscopie. Dans la majorité des cas (110 sur 255), ces EIG n'ont entraîné qu'une prolongation d'hospitalisation. Certaines complications sont inévitables, comme par exemple les allergies aux médicaments en général, certaines infections nosocomiales liées au mauvais état général du malade... Mais pourquoi ces événements indésirables graves évitables ? L'absence de protocoles, l'insuffisance d'information entre les professionnels et le patient, la charge de travail, les défauts de communication interne sont les principales pistes citées par les auteurs de l'enquête.

Figaro

Statines et ezetimibe : un duo de choc contre le cholestérol
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Le cholestérol est-il désormais cerné ? Deux nouvelles études, présentées à Prague au Congrès européen de l'Athérosclérose, confirment l'intérêt d'un duo prometteur pour le contrôle du mauvais cholestérol chez les patients à risque cardio-vasculaire. Chez beaucoup de malades en effet, l'adoption d'un régime alimentaire pauvre en graisses et le retour à la pratique régulière d'une activité physique ne suffisent pas à normaliser la formule sanguine. Leur sang contient encore trop de LDL-cholestérol, le "mauvais" cholestérol. Dans ce cas, la mise en place d'un traitement s'avère essentielle pour faire chuter le taux de LDL-cholestérol. Les statines, des médicaments que l'on connaît depuis plus de 20 ans, sont alors prescrites en premier recours. Sauf contre-indication.

Ce sont des médicaments très efficaces. Pourtant, elles ont leurs limites. A partir d'un certain stade elles ne parviennent plus à diminuer le taux de LDL-cholestérol. A cause d'un "effet plateau". Et si le taux ne diminue plus, c'est tout simplement parce que les statines ne bloquent que l'une des deux portes d'entrée du cholestérol dans l'organisme : sa fabrication par le foie. Quant à l'autre voie d'accès, l'absorption du cholestérol par l'intestin, elle est l'affaire d'un autre traitement basé sur l'utilisation d'ezetimibe. Car ce dernier permet de bloquer l'absorption intestinale du cholestérol. Et d'après deux études présentées lors du congrès de l'European Atherosclerosis Society (EAS), à Prague, le duo statine-ezetimibe permet vraiment d'abaisser le taux de LDL-cholestérol : de 74 % à plus de 80 % de diminution, contre 16 % avec une statine seule, chez des patients à haut risque cardio-vasculaire !

DS

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Les Français peuvent effectuer directement leur changement d'adresse via internet
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Le 17 mai 2005 lors d'un point presse dans une CAF parisienne, Renaud DUTREIL, ministre de la fonction publique, et Eric WOERTH, secrétaire d'Etat, ont annoncé le lancement national du service en ligne "changement-adresse.gouv.fr". Les 2,4 millions de foyers (10 % des foyers français) et les 6 millions de personnes qui chaque année déménagent en France ont désormais la possibilité de déclarer sur Internet leur changement d'adresse auprès de plusieurs services publics et ce "en une opération". Mis en oeuvre dans le cadre du programme "administration en ligne" (ADELE) géré par l'ADAE, le site permet à l'internaute de déclarer ses nouvelles coordonnées aux services administratifs de son choix parmi : les allocations familiales, assurances chômage, maladie et vieillesse, service des impôts, service national. Progressivement, le changement d'adresse en ligne sera activé vers d'autres services publics : CNAV, service de renouvellement de cartes grises, services postaux, opérateurs télécoms, électriques, services des eaux, etc.

CA




Jeux vidéo : duel de titans entre Microsoft et Sony
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

L'américain Microsoft a promis le plus difficile combat jamais mené à Sony, le grand leader japonais du marché des consoles de jeu vidéo qui vient de présenter sa PlayStation 3. Avec sa première Xbox lancée en 2001 un an après la PlayStation 2, Microsoft n'a jamais pu rattraper l'écart creusé par le japonais. Mais avec la nouvelle console Xbox 360, le numéro un mondial des logiciels passe clairement à l'offensive.

Présentée comme le pilier d'un nouvel édifice multimédia à la maison, la Xbox 360 "est une plate-forme qu'aucune entreprise dans l'industrie ne peut même essayer d'égaler", a affirmé un responsable marketing, lors d'une conférence-show lundi soir à Los Angeles. Ces propos faisaient écho à une démonstration toute aussi impressionnante d'assurance, que Sony livrait quelques heures auparavant. Le groupe nippon s'exprimait également devant plusieurs milliers de personnes à la veille de l'ouverture à Los Angeles d'E3, qui est le plus grand salon mondial du jeu vidéo. "La PlayStation 3 est vraiment le système destiné à être placé au milieu de la salle de séjour dans le monde entier", a déclaré Ken Kutaragi, le patron de Sony Computer Entertainment, la filiale de jeux du géant japonais.

Il a dévoilé un prototype de la console annoncée pour le printemps 2006. Avec ses lignes ondulées, d'une taille sensiblement identique, la future PlayStation sera disponible en blanc, noir et argenté. Surtout, selon Sony, la PS3 sera 35 fois plus puissante que la Playstation 2 grâce à un processeur ultra-performant, et deux fois plus que la nouvelle XBox de Microsoft. Avec environ 13.000 jeux disponibles et 191 millions d'exemplaires écoulés dans 120 pays depuis le lancement de la première génération en 1994, la Playstation est pour le moment la console la plus populaire chez les amateurs de jeux vidéo. D'après le cabinet d'études Jupiter Research, en 2004 la PS2 détenait 43 % du marché américain de la console de jeux contre 19 % à la Xbox et 14 % à la GameCube du japonais Nintendo, le reste allant aux consoles portables.

Mais, prédit Jupiter, d'ici à 2010, Microsoft sera passé devant avec 38 % de parts de marché contre 32 % à Sony (et 22 % à Nintendo). Pour marquer Sony de près, Microsoft a comme lui promis lundi que la console de nouvelle génération sera compatible avec les jeux de la précédente version. Les millions de futurs acquéreurs n'auront pas à jeter à la poubelle leurs jeux actuels. Selon les experts, malgré le capital de confiance dont Sony dispose du fait de son ancienneté, Microsoft a marqué des points lundi soir, notamment parce que l'américain a présenté un projet abouti qui va anticiper de plusieurs mois dans le commerce celui de son rival. "Sony a fait la démonstration technique de quelque chose qui n'existe pas encore, alors que Microsoft a montré des jeux qui tournent, avec des gens qui jouent", a commenté Gerald Mercey, rédacteur en chef du magazine français spécialisé RPG.

AFP

Microsoft va lancer un offre globale payante de protection des PC
Jeudi, 19/05/2005 - 00:00

Microsoft vient d'annoncer, le 13 mai, qu'il allait mettre en place cet automne un service payant, dont la vocation est de prendre en charge automatiquement la sécurité des PC. Ce service comporte pour cela un antivirus (nouveau), un antispyware (déjà disponible depuis janvier) et un firewall plus complet que celui de Windows XP. Il intègre aussi des fonctions de sauvegarde automatique de données sur CD ou DVD, mais également de défragmentation des disques durs et de récupération des fichiers endommagés.

Baptisé "Windows OneCare", ce service payant sur abonnement intégrera également un support téléphonique et par e-mail. «Nous tentons de répondre à un besoin des clients qui, pour l'instant, n'a pas été satisfait», explique Dennis Bonsall, responsable produit au sein de la division "Care and Safety" de l'éditeur. La plupart des utilisateurs particuliers n'ont pas installé d'antivirus basique sur leur PC, poursuit-il. «Nous ciblons ceux qui ne sont même pas protégés par ce type de solution assurant la bonne santé des PC.» Certaines estimations évaluent ainsi leur proportion à près de 75% des usagers.

Microsoft n'hésite pas à facturer son service, malgré les critiques affirmant que beaucoup des problèmes de sécurité rencontrés par les PC exploitent des failles de ses produits. Après MSN et Xbox Live, Windows OneCare est un nouvel exemple de service payant, illustrant la politique de Microsoft pour générer des revenus autres que ceux issus de la vente seule de logiciels auprès des utilisateurs.

MS

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