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Les neurones miroirs seraient également sociaux

Bien que leurs fonctions restent encore largement inconnues, certains scientifiques pensent que les neurones miroirs dans le cerveau jouent un rôle central dans la manière dont les humains tissent des liens affectifs et sociaux entre eux. Les carences dans les neurones miroirs pourraient également jouer un rôle dans l’autisme et d’autres troubles affectant les compétences sociales.

Les scientifiques ont déjà montré que quand un animal regarde un autre effectuer une tâche motrice, comme chercher de la nourriture, les neurones miroirs dans le cortex moteur du cerveau de l’observateur commencent à s’activer comme si l’observateur recherchait aussi de la nourriture.

Une récent étude de l'Institut Duke montre que la mise en miroir chez le singe est également influencée par des facteurs sociaux tels que la proximité d’autres animaux, la hiérarchie sociale et la compétition pour la nourriture. L’équipe de Duke a découvert que lorsque des paires de singes interagissaient lors d’une tâche sociale, les cerveaux des deux animaux présentaient des épisodes de synchronisation élevée dans lesquels les ensembles de neurones dans le cortex moteur de chaque animal tendaient à s’activer en même temps. Ce phénomène est connu sous le nom de synchronisation corticale intercérébrale.

"Nos recherches montrent que même les fonctions les plus simples du cortex moteur, comme la création de mouvements corporels, sont fortement influencées par le type de relations sociales entre les animaux", précise l’auteur principal Miguel Nicolelis.

Ces recherches ont notamment permis de montrer que les épisodes de synchronisation corticale interbande (SCI) étudiés pouvaient prédire l’emplacement du fauteuil roulant du passager dans la pièce ainsi que sa vitesse. L’activité cérébrale pouvait également prédire à quel point les animaux étaient proches les uns des autres.

Les chercheurs estiment que des épisodes de CSI ont été générés par l’activation simultanée de neurones miroirs dans les cerveaux du passager et de l’observateur. Ils forment l'hypothèse que les corrélations, similaires entre la synchronisation du cerveau et l’interaction sociale, pourraient se produire aussi au cours des interactions sociales humaines.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Daily

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