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Le nanokicking pour produire des greffons osseux

Des chercheurs écossais de l’Université de Glasgow ont mis au point une nouvelle technique qui permet de développer, en laboratoire, des échantillons d'os minéralisés tridimensionnels adaptés aux besoins des chirurgies reconstructives, maxillo-faciales et orthopédiques.

La technologie avait été développée au départ pour détecter les ondes gravitationnelles, elle l’est aujourd’hui pour générer des greffes osseuses tissées pour la chirurgie de l’os. L'os est le deuxième tissu le plus greffé après le sang et « on en a besoin » dans les chirurgies reconstructives, maxillo-faciales et orthopédiques.

Aujourd’hui cependant, les chirurgiens ne peuvent récupérer que des quantités limitées d'os vivants du patient pour utilisation dans un greffon, les tissus osseux d'autres donneurs pouvant entraîner le rejet. De plus ces « dons osseux » ne comportent pas de cellules capables de régénérer l'os, ce qui limite la taille des réparations osseuses.

Mais grâce à la technique développée par ces chercheurs, et appelée le nanokicking, il devient possible de transformer les cellules mésenchymateuses en « amalgame » osseux en 3D. Ces greffes osseuses vivantes en 3D pourraient t d'ici quelques années réparer ou remplacer des sections d'os endommagées. Les cellules souches mésenchymateuses, naturellement produites par le corps humain dans la moelle osseuse, ont le potentiel de se différencier en toute une gamme de cellules spécialisées pour former des tissus tels que l'os, le cartilage, le ligament, le tendon et le muscle.

Le nanokicking soumet les cellules à des vibrations ultra-précises à l'échelle nanométrique alors qu'elles sont suspendues à l'intérieur de gels de collagène. Le processus de nanoculture transforme les cellules dans les gels en un « amalgame » osseux qui pourrait théoriquement être utilisé pour guérir des fractures osseuses et combler l'os là où il est lésé. L'utilisation de cellules mésenchymateuses propres aux patients (autologues) permettrait de plus d’éviter le problème du rejet.

Le Docteur Matthew Dalby, professeur d'ingénierie cellulaire à l'Université de Glasgow, co-auteur de l’étude, explique que l’usage du nanokicking constitue une avancée majeure pour certaines thérapies médicales. Selon l’auteur, le processus en est au stade où il est facilement reproductible et abordable.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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