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M. Raffarin veut donner un "nouvel élan" à la société de l'information

Jean-Pierre Raffarin a présenté les grandes lignes d'un plan d'action pour "donner un nouvel élan" aux nouvelles technologies de l'information (NTIC) et à leur utilisation en France. Le plan "RESO 2007" ("Pour une République numérique dans la Société de l'information") succèdera ainsi au PAGSI (Programme d'action gouvernementale pour la société de l'information) de son prédécesseur socialiste, Lionel Jospin. "Il y a urgence car la France est en retard", a déclaré le Premier ministre aux représentants de 270 groupes français et internationaux de l'Electronic Business Group (EBG) actifs dans les médias, les NTIC, les services et l'industrie. Il s'est engagé sur la réalisation d'ici 2007 d'objectifs fixés par le président Jacques Chirac : un ordinateur pour trois élèves dans les collèges et lycées, un pour deux étudiants, un dans chaque famille avec un enfant scolarisé ; possibilité pour "tous les Français" d'utiliser l'administration électronique et internet et pour toutes les entreprises d'être connectées ; triplement des sociétés pratiquant le commerce électronique. "La planète compte d'ores et déjà un demi-milliard d'internautes, qui effectueront des achats en ligne à hauteur de 170 milliards d'euros en 2002", a-t-il rappelé. Il a souligné que seulement 12% des internautes français achetaient "en ligne" contre 33% des internautes américains et s'est efforcé de les rassurer. "Il est aujourd'hui aussi sûr de payer ses achats sur Internet avec une carte bancaire (...) que sur le minitel", a-t-il déclaré. L'Observatoire de la sécurité des paiements élaborera un guide de l'achat sur Internet à destination du grand public. La ministre déléguée à l'Industrie, Nicole Fontaine, a pour sa part été chargée de préparer un projet de loi visant à fixer des "règles claires". Les opérateurs de télécommunications, qui se bornent à assurer la transmission d'informations, ne pourront plus, ainsi, voir leur responsabilité engagée à cause du contenu de cette transmission. Les prestataires techniques d'internet n'auront, eux, aucune obligation générale de surveiller le contenu des informations qu'ils transmettent ou qu'ils stockent. Ce texte, qui sera présenté à la fin de l'année au conseil des ministres et soumis à l'Assemblée nationale au début de 2003, renforcera aussi la protection des consommateurs. Deux autres textes, l'un sur l'administration électronique et la diffusion des NTIC, l'autre transposant la directive européenne sur la communication électronique, seront présentés aux premier et au deuxième trimestres 2003. Jean-Pierre Raffarin a promis la formation de "tous les Français" aux NTIC, qui sera notamment prodiguée à l'école et dans les 2.500 points d'accès publics à internet existant. Jugeant inacceptable que le taux d'équipement des ménages français en micro-ordinateurs soit "un des plus bas d'Europe" - 38,7% contre 65% aux Etats-Unis ou en Suède - il a annoncé que des mesures seraient prises au premier trimestre 2003 pour remédier à ce retard. Dans l'immédiat, le dispositif fiscal permettant aux entreprises de participer à l'équipement de leurs employés sera reconduit et élargi. Jean-Pierre Raffarin a aussi déploré que seules 39% des PME françaises soient équipées d'un accès à internet et promis un "accompagnement gouvernemental" dans ce domaine. En amont, les NTIC "constituent dorénavant une des trois grandes priorités de notre recherche nationale", a-t-il dit. Il a promis que l'Etat donnerait "l'exemple d'un usage large et innovant" des NTIC. Il s'agit notamment, a-t-il précisé, de "passer à la deuxième phase de l'administration électronique". Comme son prédécesseur Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin s'est aussi engagé à développer l'internet haut débit sur tout le territoire. "Notre objectif est que les abonnés à l'internet haut débit soient au moins 10 millions dans les cinq prochaines années" - au lieu de moins d'un million aujourd'hui -, a-t-il dit. Des mesures seront prises à cet effet en décembre, lors d'un prochain comité interministériel de l'aménagement et du développement du territoire (CIADT). Le premier ministre a aussi décidé d'homologuer une baisse des tarifs de gros de l'ADSL. Jean-Pierre Raffarin a enfin souligner le retard accusé par la France, absente du classement des 20 pays les plus avancés dans le domaine des NTIC. "Il n'est plus temps de rêver, il est temps de construire", a-t-il dit.

Reuters :

http://fr.news.yahoo.com/021112/85/2ueat.html

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