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Insuffisance cardiaque : expérimentation d’un nouveau dispositif de télémédecine à domicile

Parmi les maladies chroniques et les affections de longue durée, l’insuffisance cardiaque est particulièrement fréquente et coûteuse en soins. En intégrant la prévention dans le processus de soin, il est pourtant possible de mettre en place un dispositif de prise en charge rapide. Pour répondre à cette question de santé majeure, le groupe Réunica et son partenaire GMC-Solutions santé expérimentent un dispositif de télémédecine qui consiste à assurer un suivi médical à distance de personnes en insuffisance cardiaque, à leur domicile, où sont collectées des données cliniques.

Par exemple, la variation du poids et de la tension artérielle. Pour cela, du matériel, simple à utiliser et adapté à chaque situation, est mis à disposition au domicile : un tensiomètre, un pèse personne, un oxymètre et/ou un pilulier électronique. Ainsi, le patient mesure périodiquement ses paramètres personnels. Les informations sont directement envoyées à une plate-forme de télémédecine agréée par l’ASIP Santé qui, en cas de données cliniques anormales, alerte le médecin traitant ou le cardiologue.

Plus pratiquement, ce dispositif permet d’évaluer par monitoring l’état clinique des malades sur leur lieu de vie. Il est ainsi possible de détecter tous signes « annonciateurs » d’un accident cardiaque, d’anticiper les évolutions de la maladie et, ensuite, de pouvoir réagir au plus vite en adaptant la prescription (médicament, posologie, etc.), voire en organisant une hospitalisation. Parallèlement, le suivi à distance est réalisé par une plate-forme dédiée où interviennent des professionnels de santé : des infirmiers et des médecins assurent le suivi des patients et la coordination avec leur médecin traitant. Véritable éducation thérapeutique, le dispositif rend le patient actif vis-à-vis de son traitement.

« Le confort de vie des patients s’en trouve amélioré en leur évitant des crises ou malaises cardiaques. Une prise en charge rapide permet également de réduire le nombre d’hospitalisations et donc de réaliser des économies importantes » assurent les responsables de ce projet. Ce dispositif, qui a déjà fait ses preuves en Allemagne, sera testé à compter du second semestre 2012 en Franche-Comté sur une population de 100 personnes pour une période de deux ans avec le support actif de l’ARS.

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