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Cancer de la prostate : un robot automatisé

Avec dix mille décès par an en France, le cancer de la prostate est le quatrième cancer le plus meurtrier et touche un homme sur six entre 60 et 79 ans. En parallèle de la prostatectomie généralement pratiquée, il existe à présent plusieurs alternatives thérapeutiques moins radicales, parmi lesquelles la curiethérapie, utilisée pour traiter des cancers précoces de la prostate.

Rappelons que cette technique de radiothérapie interne implique l’action de rayonnements ionisants provenant de grains d’iode radioactif placés temporairement ou à demeure dans la tumeur et irradiant les cellules cancéreuses pour les détruire.

A l’aide d’aiguilles et d’une grille de guidage, le radiothérapeute dépose, par voie périnéale et sous anesthésie générale, entre 60 et 100 grains de quelques millimètres chacun. Le dépôt, conventionnellement rectiligne, est contrôlé en cours d’intervention sous guidage d’une sonde d’échographie endorectale et proportionnelle à la taille de la glande.

La technique, qui préserve les tissus sains voisins (vessie, rectum, canal anal) et l’intégrité de la prostate, réduit l’apparition de phénomènes d’incontinence et de perte de la fonction sexuelle généralement observés avec les autres traitements, tout en conservant des taux de guérisons comparables.

Mais comme le souligne Rochdi Merzouki, « la procédure complète dure près de deux heures. La fiabilité et la précision des dépôts reposent sur la dextérité du radiothérapeute, exposé aux radioéléments pendant l’intervention. Les risques inflammatoires et les souffrances post-opératoires liés aux multiples insertions d’aiguilles ne sont pas négligeables pour le patient ».

C’est pour améliorer ces facteurs que ce chercheur travaille depuis 7 ans, en  collaboration avec des médecins du Centre régional de lutte contre le cancer Oscar Lambret, sur la mise au point du premier robot de curiethérapie automatisée. Après un modèle de première génération, en 2012, un prototype de deuxième génération passe avec succès des tests sur tissus humains en 2015.

Aujourd’hui, cette équipe vient de présenter un prototype de troisième génération, tout juste finalisé. Le dispositif médical, peu encombrant, comprend un bras robot contrôlable en force et en position et disposant de sept axes de liberté, une unité opérationnelle porte-aiguille couplée à une sonde d’échographie 2D et une caméra, et un logiciel de supervision.

Une fois le dispositif auto-calibré, le radiothérapeute peut télécommander le bras robotisé pour réaliser, de façon synchronisée et automatisée, le chargement d’un grain depuis un magasin logé dans l’unité opérationnelle, sa propulsion dans l’aiguille unique et son dépôt dans la zone cible de la prostate. Grâce aux données fournies par un système de capteurs embarqués, le dépôt est analysé en temps réel et contrôlé par le radiothérapeute via le logiciel de supervision. Son erreur est ainsi limitée à 5mm.

Le nombre de points d’entrée de l’aiguille se trouve également réduit. « Grâce à la mobilité du robot, on passe d’une cinquantaine de points d’entrée à moins d’une dizaine ici, ce qui limite les risques d’inflammation post-opératoires ». « Avec ce dispositif, l’intervention dure finalement une quinzaine de minutes, ce qui limite grandement le temps d’exposition du radiothérapeute au radioéléments » conclut Rochdi Merzouki. Autre utilisation possible du dispositif : la pratique de biopsies.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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  • Jack Teste-Sert

    13/07/2016

    L'on pour-ray en conclure que : tant que les pros se tâtent..., de se penser mieux physique...m'en, ne prenant point leur entière responsabilité créatrice vis-à vis d'eux-même..., viennent vite les points de sue-t'Ur !§!

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