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Cancer du pancréas : une découverte israélienne pourrait permettre de le retarder...

Des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv ont trouvé un moyen de retarder le développement du cancer du pancréas, l'un des plus difficiles à traîter. L’équipe de chercheurs sous la direction du Professeur Ronit Satchi-Fainaro, chef du Département de physiologie et pharmacologie et du laboratoire de recherche sur le cancer et la nano-médecine de l’Université de Tel-Aviv, a réussi à développer un traitement qui inhibe de manière significative le développement du cancer du pancréas.

Les chercheurs ont cherché à découvrir pourquoi un petit pourcentage de patients survit bien davantage que les autres. “Dans une première étape, nous avons prélevé des échantillons de cellules tumorales et examiné le niveau d’expression des gènes et des micro-ARN”, décrit le Professeur Satchi-Fainaro. “Dans la plupart des cas, les résultats ont correspondu à la description clinique d’un cancer violent : déficience en molécules d’ARN du type microARN-34a, connu pour inhiber les gènes qui favorisent le cancer, et par contre haut niveau de l’oncogène Plk1, qui stimule l’activité des tumeurs cancéreuses”.

Afin d’examiner la relation entre ces résultats et la durée de survie des patients, les chercheurs se sont tournés vers le Professeur Eytan Ruppin, expert en bioinformatique, qui a utilisé la base de données géante TCGA – “l’atlas du génome du cancer” – et lui a appliqué des algorithmes spécifiques qu’il a développés à cet effet. Les calculs ont montré que chez les patients ayant survécu longtemps le rapport est inversé : niveau élevé de l’inhibiteur de cancer microARN-34a, et faible niveau de l’oncogène Plk1.

Puis, afin de confirmer leurs résultats, les chercheurs ont examiné des tissus entiers de tumeurs de cancer du pancréas (au lieu d’échantillons de cellules isolées) de patients traités au Centre médical Sheba à Tel Hashomer, dont on savait déjà depuis combien de temps ils avaient survécu à la maladie. Ils ont examiné dans ces tissus d’une part les niveaux de microARN-34a et de l’autre ceux de l’oncogène Plk1. Et en effet, cette fois aussi, une relation inverse a été constatée entre les niveaux des deux marqueurs biologiques chez les patients “normaux” par rapport à ceux qui survivaient....

Enfin, ces chercheurs ont mis au point des nanoparticules qui embarquent des microARN-34a (déficients chez les patients qui décèdent rapidement), et des siRNA (petits ARN interférents) qui dépriment l’oncogène Plk1. Le produit a été testé sur des souris de laboratoire et les résultats sont prometteurs : les deux substances libérées simultanément sur le site de la tumeur ont agi en synergie, retardant la progression du cancer de 96 % au bout de 45 jours de traitement. “Nous pensons que notre découverte pourrait servir de base au développement d’un futur cocktail de médicaments efficace, qui allongera la vie des patients atteints d’un cancer du pancréas agressif”, conclut le Professeur Satchi-Fainaro.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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