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Cancer et épigénétique : le rôle de l'alimentation se confirme

On savait déjà depuis plusieurs années que la consommation régulière de certains aliments pouvait déclencher un effet protecteur vis-à-vis du risque d'apparition de certains cancers. Mais cette fois, des chercheurs américains de l'Université d'Etat de l'Oregon sont allés plus loin : selon eux, les légumes crucifères (la famille des choux notamment) pourraient même agir contre des tumeurs existantes.

Ces travaux ont en effet montré qu'un composé présent dans ce groupe de légumes, appelé sulforaphane, pourrait avoir un effet très efficace sur les tumeurs et pourraient même booster les traitements anticancer. Le sulforaphane est présent dans les brocolis, certes, mais aussi dans les choux de Bruxelles, le chou-fleur, ainsi que le chou classique.

L'étude a porté sur 28 volontaires âgés de plus de 50 ans. Ils ont passé de nombreuses coloscopies et ont été interrogés sur la fréquence à laquelle ils consommaient des légumes crucifères. Les résultats ont montré que chez les sujets consommant régulièrement du chou ou un autre légume de cette famille, un gène qui agit comme un bouclier anti-tumeurs était beaucoup plus actif que chez les personnes n'en consommant que rarement, voire jamais.

Mais le plus intéressant dans ces recherches est qu'elles montrent que l'effet du sulforaphane sur les gènes persiste même chez les sujets qui ne consommaient pas tous les jours des légumes crucifères et alors que le sulforaphane est éliminé par l'organisme au bout de 24 heures.

Ces résultats tendraient à prouver que la consommation de sulforaphane, via des légumes crucifères, pourrait amener à une légère modification génétique bénéfique dans la lutte contre le cancer, aidant ainsi l'organisme et les traitements à détruire les tumeurs. Dans de précédentes recherches, la même équipe scientifique avait déjà constaté que le sulforaphane pouvait inhiber le développement des cancers du côlon et de la prostate mais les tests n'avaient été conduits qu'en laboratoire, in vitro. Or, cette fois, les travaux ont été menés sur l'homme.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Clinical Epigenetics

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