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11 degrés de plus sur Terre et le niveau des océans s’élevant de 60 mètres si nous brûlons toutes nos réserves d’énergie fossile !

Que se passera-t-il si nous continuons à brûler nos réserves d'énergie fossile – charbon, pétrole, gaz, ainsi que sables bitumineux, gaz et pétroles de schiste – jusqu'à leur épuisement ? Une étude de chercheurs allemands, anglais et américains a essayé de  répondre à cette question. Et la conclusion est simple : « Si on brûle tout, tout fondra », résume son auteure principale Ricarda Winkelmann, chercheuse à l'Institut de Potsdam en Allemagne. Dans ce scénario-catastrophe, l'étude prévoit des températures augmentant de 20°F (11°C) et un niveau des océans s'élevant de 60 mètres.

Avec un tel réchauffement, c'est en effet toute la glace de l'Antarctique qui fondrait en un temps record. A la surprise des scientifiques, si la fonte des glaces à grande échelle met du temps à démarrer – un siècle peut-être –, elle pourrait, une fois enclenchée, voir s'évanouir la moitié des glaces de l'Antarctique en un millier d'années. L'océan s'élèverait alors de 30 centimètres par décennie, soit environ dix fois plus qu'aujourd'hui, et de larges pans de la Terre seraient noyés : une montée du niveau de la mer de 60 mètres entraînerait la submersion de presque toute la Floride, la plupart de la Louisiane et du Texas, toute la côte Est des Etats-Unis, une grande partie de la Grande-Bretagne, la majeure partie de la grande plaine européenne, de vastes zones des côtes de l'Asie.

Du côté des villes noyées, on compterait Miami, La Nouvelle-Orléans, Houston, Washington, New York, Amsterdam, Stockholm, Londres, Paris, Berlin, Venise, Buenos Aires, Pékin, Shanghaï, Sydney, Rome et Tokyo. Quant à cette hausse à deux chiffres des températures, elle causerait l'extinction de la plupart des plantes et des animaux, et rendrait de vastes zones de la planète incultivables et inhabitables par l'homme. Si les politiques échouent à limiter l'usage de ces énergies, les gisements fossiles seront totalement brûlés d'ici le milieu du XXIIe siècle, calcule l'étude.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The New York Times

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  • zatoichi

    14/10/2015

    Vite, exploitons aussi les hydrates de méthane...

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